La leçon des flamboyantes

Après la moitié d’une année à la Martinique avec ma famille, nous avons rencontré la culture locale, ses habitants simples et accueillants, tantôt bons vivants, tantôt en retrait. Chez certains, nous pouvons sentir comme un écho de servitude caché dans un regard méfiant. Il y a l’homme ouvert, il y a l’homme qui a peur de perdre. Il n’y a rien de plus que des hommes sensibles à leur manière.

Nous avons goûté les saveurs de l’île, tentés quelques mots créoles. Ici la parole est puissante. Parfois elle semble tranchante. Elle est simple avec une profondeur qui rattache à un passé lointain, encore bien vivants dans le coeur des habitants. La terre, le silence, la parole, la mer, l’écoute, sont comme des ondes de ce passé douloureux qui percent les tambours et éclatent leur intensité dans l’air, tansmutés par la force de la nature, avant de rejoindre le coeur de ceux qui écoutent. C’est très beau.

Au travers des couleurs pigmentées de la caraibe, nous avons marché plages, montagnes, villes, sentiers et mangroves. Nous avons rencontré la mer de près, et pour la première fois elle m’est apparue comme un passage entre deux mondes. La grande mystérieuse qui ondule jusque dans mon ventre, quand je prend soin de la recevoir. Elle est la palissade de cette toute petite île. Elle est la sublime avec ses eaux turquoises. Elle est la frayeur avec ses courants fous. Elle est l’affranchie dans mon regard sans fin. Elle est la mère qui comprend, qui prend soin. Elle est la puissance du père sous le vent. Elle est attachante, la mystérieuse.

Nous avons traversé les parfums des fleurs en offrande, les odeurs des herbes qui soignent l’âme. Puis le vent. Le suprême. Le décideur. Que j’ai eu du sentiment pour lui. L’insoupçonnable. J’ai aimé qu’il me traverse. Qu’il touche ma peau, caresse mes joues avec sa chaleur millénaire. Il a fendu les murs devant moi pour voir naître dans la tranchée, un horizon de joie. Je me souviendrai toujours ce moment où il a touché le centre de mon coeur, et soigné ma détresse.

Un soir, nous marchions sur la route de Petite Anse, sous la lune en sourire. En un instant tout a basculé. Les deux pieds sur terre, nous nous sommes retrouvés dans le cosmos. Le noir total nous a fait reconnaître plus finement le murmure des vagues, le vent chaud et le chant perçant des grenouilles, qui nous traversaient le corps. Panne de courant. Dans l’obscurité et le silence agité de la nuit, au coeur des milliers d’étoiles, se sont levées tel des anges sous nos yeux, les flamboyantes. Elles dansaient la vie, comme des feux d’artifices au ralenti. Les émerveillantes allaient rejoindre les étoiles dans le ciel. Moment magique. Le temps s’est arrêté et nous avons  goûté l’essence pure de la nuit, sous la lumière discrète de dizaines de lucioles.

Les enseignements de la nature sont sacrés. Dans les moments de noirceur, où les repères n’existent plus, où l’impression de perdre pied, de perdre tout, d’être seul au monde s’immisce en vertige, je me souviens la lumière dansante des lucioles. Comme des fées étincelles, elles viennent me dire que les étoiles brillent dans le silence aveugle du monde. Et de là, du plus profond de moi, une nouvelle lumière s’allume, plus près de la vérité.

 

 

 

 

Comment te mettre au niveau de la vie dans la marche

Salut!

Souvent quand je marche, je m’amuse à porter mon attention sur une partie de mon corps. Je commence très souvent par les pieds. J’observe de quelle façon ils se déroulent sur le sol. Est-ce que mon poids est soutenu plus par l’avant ou l’arrière du pied, sur les côtés internes ou externes. En apportant mon attention sur lui, les tensions excessives se relâchent et je marche avec plus de souplesse.

J’observe toutes les sensations sous mes pieds. Quand j’en prend conscience, je les relâche. J’observe aussi de quelle façon mes orteils participent ou non à mon avancée. J’essaie d’avoir une perception tactile de chacune d’elle. Parfois, j’ai besoin de les agiter un peu pour bien les percevoir. Je m’amuse à voir la différence quand mes orteils entrent en action dans la marche, comme un soutien ou un propulseur. Parfois je me rend compte qu’elles ne s’impliquent pas trop dans le mouvement. Alors je les invite, en jouant. Et j’observe. C’est ça le jeu.

Puis un plaisir véritable naît. Quand j’apporte mon attention sur une partie de mon corps dans la marche, mes sens s’éveillent, deviennent plus fins, plus raffinés. Je regarde l’horizon droit devant, avec mon oeil observant mon intérieur. C’est l’émergence d’un nouveau monde, d’un nouvel état de conscience. Plus sensible, plus sensitif, plus perceptif. Je reçois les mouvements et les sons autour de moi comme si on les avait aiguisés. Tout est plus profond, plus tranchant. Le chant d’un oiseau me traverse le corps. Les grillons me font frissonner et chatouillent ma peau. Les rencontres que je fais sont souvent douces et joyeuses, parfois porteuses de message. Quand elles ne le sont pas, je sais mieux les accueillir. J’ai l’impression que ce n’est plus moi qui marche dans le monde mais que le monde marche vers moi. C’est un réel plaisir de vivre ces moments où c’est la vie qui a le plus de poids sur la balance que la pesanteur de mes pensées. Je me régénère le corps et le cerveau. Mon esprit se libère, puis mon coeur s’ouvre. Ce sont des moments de grâce.

Ces temps-ci je marche avec le levé du soleil. À mon retour, je prend mon petit déjeuner et avec l’odeur du café, je me laisse entourer par une mélodie douce et vibrante que j’écoute bien fort: Fou, d’Andréanne Malette.

Tu vas dire sans doute que je suis en retard et tu as bien raison mais je viens tout juste de découvrir cette jeune artiste. J’adore sa voix et les mots de quelques-unes de ses chansons me touchent. Je m’y suis intéressée et j’ai découvert un article sur son blogue qui appui ce que je veux te transmettre, avec le plaisir de l’attention dans la marche:

Article tiré du blogue d’Andréanne Malette.

Je marche. Tout le temps. J’aime marcher. Auto, métro, taxi… le moins possible. Parce que j’ai des jambes et parce que la marche me procure un bien immense. Elle m’offre chaque fois une belle période de réflexion et d’introspection.

J’aime regarder les gens dans les yeux quand je marche. Observer la ville comme si j’étais une touriste. Dire bonjour aux mendiants, prendre quelques secondes pour leur jaser, parfois leur offrir un petit café ou quelque chose de réconfortant. Souvent quand je marche, j’ai dans mes oreilles de la musique ou plus souvent un livre audio; de croissance personnelle, de marketing, de relations interpersonnelles. Mais aujourd’hui rien de tout cela. Je n’avais pas prévu revenir à pieds, donc pas d’écouteurs. Alors que j’avais les yeux grands ouverts sur la ville, le ciel, les bagarres du coin douteux de la ste-catherine, j’ai croisé un aveugle. J’ai passé très discrètement à côté de lui en m’assurant de ne pas le frôler malgré l’étroit passage à sa gauche, puis je me suis demandé s’il avait développé amplement son ouie et son intuition pour avoir sentie ma présence. C’est connu que lorsqu’on perd un sens, on développe les autres pour compenser. Mais pourquoi attendre de les perdre pour utiliser leur plein potentiel?

J’ai fait les quelques mètres ou kilomètres qui restaient comme si j’avais soudainement perdu la vue. J’ai laissé mes yeux ouverts bien entendu, mais je les ai fermé mentalement jusqu’à ne plus vraiment les utiliser. Pour la première fois de ma vie, j’ai senti chacun des petits cailloux sous mes pieds, chacune des craques de trottoir, surtout celles qui sont plus rapprochées lorsqu’on arrive au coin d’une rue, justement pour les non-voyants. Je me suis demandé si la fille devant moi venait vers moi ou s’éloignait. J’ai écouté ses pas, et j’ai convenu qu’on allait dans la même direction. J’ai étudié la circulation des voitures avant de traverser les rues. J’ai contourné des personnes qui parlaient au téléphone. J’ai probablement parue plus individualiste que d’habitude, car je n’ai regardé personne dans les yeux, mais je les ai regardé avec mes oreilles, et mon âme. Ça m’a fait un bien réel d’être sensible à d’autres stimulis, et de m’être mis à la place d’un autre humain. On prend souvent trop de choses pour acquis. C’est plus facile de suivre la route qu’on connait sans se poser de questions. Mais parfois c’est bien d’utiliser un autre sens en marchant. Parfois c’est bien de marcher en sens contraire.

Tu peux retrouver son article ici:

http://andreanneamalette.com/blogue/

Ce que j’aime particulièrement dans cet article c’est que nous voyons la naissance de cet état de conscience nouveau qui se révèle en marchant quand notre attention est tournée vers l’intérieur, dans notre corps.

J’appelle ça des jeux d’attention. L’esprit et le coeur léger, viens-tu jouer?

Amène-toi promener!  Apprends les rythmes de marche à la base de cette pratique, depuis chez toi (cours en ligne) ou bien en atelier. Formation de marche afghane,  j’explique tout sous l’onglet FORMATION:

https://marcherverssoi.com/#

Bonne marche!

 

 

 

 

 

6 astuces pour marcher quand tu n’as pas le temps

Ça t’arrive de te dire que demain ce sera ton tour, que tu t’offriras un bon moment de ressourcement mais que le demain se multiplie et ne vient jamais?

Ça t’arrive de te dire qu’après le repas du soir, tu vas aller prendre un bon coup d’air et te ventiler les neurones mais du coup, tu te retrouves vidé d’énergie et tu t’effondres sur le sofa?

Ça t’arrive d’avoir besoin d’une  pause de cerveau mais tu dois tourner dans tous les sens  pour tout faire et finir à temps?

Ça t’arrive de voir sur le visage des autres un air rafraîchi, plein d’éclats, dynamique, inspirant? Mais toi, tu ne vois pas comment tu pourrais y arriver aussi? Tu sais quand ça sent le dehors!

Moi aussi j’ai vécu comme ça longtemps! Jusqu’au jour où j’ai décidé de me placer en premier sur l’horaire.

En fait c’est logique! Si je suis malade parce que je m’en demande trop ou je néglige ma santé, je ne pourrai aider personne!

Les astuces que j’ai trouvé pour me ressourcer dans la marche même quand je n’ai pas le temps sont simples. Note que j’utilise la marche afghane parce qu’avec l’oxygénation intense, elle multiplie les bienfaits de tout type de marche.

Pour savoir ce que c’est exactement, regarde la vidéo:

1. J’apprends la marche afghane en ligne

2. J’apprends la marche afghane dans un stage de formation

6 astuces pour marcher quand tu n’as pas le temps:

1. La marche afghane à l’aube

Lève-toi une heure plus tôt qu’à l’habitude! Étires-toi et prends un grand verre d’eau. Sors dehors t’oxygéner avec les plus pures odeurs de la vie. Je te conseille de commencer ta marche d’un pas assez dynamique pour vraiment rentrer dans les rythmes et créer ton énergie pour la journée. Peut-être que ça va te demander un effort au début mais fais confiance, un pas après l’autre, ton corps va se réveiller. Tu peux utiliser le rythme 4-0-4-0 pour lancer ta marche si il te convient. Tu seras étonné de constater comment ton esprit est plus clair et comment tu as été en énergie jusqu’au soir. Ose respirer tes portions d’air à grands poumons, (surtout si tu saccades ton souffle sur chaque pas) exagère les entrées et sorties d’air. Ton oxygénation va être intense et elle va nourrir ton corps jusqu’au cerveau. Si tu es en ville, tu vas respirer le nouveau du matin avant que les voitures cassent l’air.

2. La marche afghane sur la pause du midi

Si tu n’as pas pu marcher au matin, reprend-toi au midi! Selon ce que tu sens, soit tu vas marcher avant de manger, soit tu manges léger et tu vas marcher. Encore une fois, je te conseille un pas dynamique pour réveiller ton corps et construire ton énergie. Quinze ou trente minutes de marche dynamique te promettent un après-midi performant et plus productif au travail, dans un corps alerte et détendu.

3. La marche afghane le soir

Quand la ville est calme ou quand la nature se dépose pour accueillir la nuit, c’est un beau moment pour sortir marcher. Si tu as du travail à compléter en soirée et que tu sais que tu vas aller dormir tard, utilise un pas dynamique toujours. Si tu souhaites un moment pour te vider l’esprit, te ressourcer, prend le rythme qui te convient. Les rythmes longs sur terrains plats favorisent la détente, la méditation. Cela ne signifie pas nécessairement de marcher lentement. Tu peux effectuer les rythmes longs d’un pas dynamique et retrouver un calme à l’intérieur de toi.

4. La respiration rythmée au bureau

Pour retrouver ton énergie en cours de journée, la respiration rythmée est d’un bon secours quand c’est impossible de mettre ton corps à contribution dans la marche. Tu peux prendre un dix minutes de pause et effectuer des respirations rythmées sur ta chaise de bureau ou sur la terrasse. Je pense aux rythmes 5-0-5-0 ou 6-0-6-0 ou d’autres rythmes longs. Ça va réveiller ton cerveau et oxygéner ton corps. C’est une astuce que tu peux utiliser pour refaire ton énergie quand tu as sommeil et que tu dois rester réveillé. Ouvre les fenêtres et respire!

Tu peux aussi expérimenter un rythme qui induit un état de cohérence cardiaque si tu as envie de déstresser et d’être zen dans tes tâches. Ça va créer une distance par rapport à tes obligations et du coup, tu vas les gérer sans t’épuiser. Je pense aux rythmes 4-1-4-1 ou 5-1-5-1 que tu peux expérimenter 5 minutes au levé,  avant le dîner, en milieu d’après-midi et  avant le coucher si tu as un sommeil agité.

5. Marcher pour te rendre au travail

Profiter de la marche, du souffle et des rythmes pour dynamiser ton corps et te reposer l’esprit avant comme après le travail. Ça te permet à l’aller, de booster ton énergie pour la journée et au retour, d’évacuer le stress, de faire le vide et de rentrer chez toi avec un cerveau et un corps frais.

6. Dans le pire des cas, les toilettes, les corridors et les escaliers!

Dans le pire des cas, profite de l’aller-retour aux toilettes pour effectuer un rythme de marche dynamique style 3-0-3-0, ou bien un aller-retour de corridor dans le même style. Tu dois descendre ou monter des escaliers? Super! Vas-y dynamique: 2-0-2-0! Et si tu as envie, permets-toi de descendre et monter plusieurs fois!

Ce qui est le plus important quand tu es pris par le temps, c’est de te placer en premier dans ton horaire. Autrement tu te perds au travers de toutes les choses à faire, tu n’as pas de recul et tu tournes dans tous les sens en épuisant tes réserves. Peut-être ce sera une nouvelle habitude stimulante à intégrer pour toi. En tout cas, je te garantie des résultats surprenants si tu t’accordes une demi-heure de marche afghane tous les jours. Quand tu deviens important pour toi et que tu t’accordes un temps, tu t’accordes en même temps de meilleures relations avec ton environnement tout simplement parce que tu as plus d’espace en toi. Tu évites des désagréments de toutes sortes mais surtout, tu ressens les bienfaits de ta pratique et cela crée un espace dans lequel tu vas trouver de plus en plus de temps pour toi.

Mon must-santé, c’est construire mon énergie et établir une relation avec mes ressources intérieures. Quand je synchronise ma respiration sur mes pas en marchant, j’invite mon esprit à se reposer, pendant que mon corps construit son énergie. Ça permet un équilibre physique, psychologique et spirituel. Et ça se fait tout seul!

J’ai construis une formation pour toi, disponible sous forme de stage ou en ligne depuis chez toi.

Tu vas apprendre une façon de marcher qui éveille à soi, qui t’amène à te rencontrer et qui utilise la marche afghane comme un outil puissant de connaissance de soi pour vivre une vie vivante au coeur d’un souffle qui est le tien.

Prépare-toi à rajeunir!

Clique les liens ci-dessous, je t’explique tout ça!

1. J’apprends la marche afghane en ligne:

2. J’apprends la marche afghane dans un stage de formation

Je t’attend sur le sentier, le corps au grand air, les deux pieds dans la vie!

Marie-Jeanne

 

 

 

 

 

 

 

 

Le stress chronique a un ennemi puissant. Réveille-le!

Comment trouver le déclic pour passer d’un corps tendu et un esprit préoccupé à un corps décontracté avec un esprit éclairci, en 15 minutes tous les jours.

Éprouver un stress dans le tourbillon quotidien de notre vie à grande vitesse est quasiment devenu quelque chose d’accepté, de normal. Une habitude bien intégrée dans nos neurones.

Le stress chronique est un stress qui persiste, qui revient régulièrement: il est dans la performance au travail, dans les relations difficiles, la gestion travail-famille, la quête identitaire, etc…

Les hormones libérées par le stress sont essentielles et permettent une réaction saine et appropriée. Elles deviennent nocives quand l’épisode perdure dans le temps. Le cerveau connait un pic d’agression et le système nerveux trop sollicité, réagit de façon excessive et épuise les réserves naturelles du corps. Il y a déséquilibre: l’énergie qui devait être disponible pour le bon fonctionnement du corps est utilisé par l’excès de tensions mentales. Le corps s’appauvrit naturellement et le système immunitaire chute.

Les effets du stress chronique

Dans ces épisodes prolongés de stress, différents effets se font sentir: palpitations cardiaques, douleurs ou tensions dans le corps, par exemple dans les mâchoires, la nuque et le haut du dos. Les gestes sont saccadés, la résilience amoindrie, une fatigue générale commence à s’installer. Le sommeil est altéré, le corps devient acide. Le souffle est court, la  poitrine serrée, les muscles crispés n’arrivent plus à relâcher.

D’autres phénomènes peuvent s’ajouter comme des troubles de concentration, un déséquilibre du taux de sucre dans le sang, la sensation de ne plus savoir où mettre la tête, l’anxiété, la perte de motivation et d’inspiration. À cela s’ajoute l’agitation, les trop pleins d’émotions, les pertes de mémoire, etc, etc.. Cela se termine souvent par un burnout ou une dépression. Il y a perte de confiance en soi et un grand chemin de dévalorisation s’installe progressivement dans l’esprit.

C’est un chemin qui me touche particulièrement. Je vois tant de magnifiques personnes au coeur grand comme la terre et au talent fou, s’enfoncer dans ce chemin petit à petit, en quête de reconnaissance, d’identité, etc… Il est insidieux  et vicieux ce chemin. Il s’installe et fait tout pour qu’on ne le voit pas. Trop souvent, on se réveille malade, épuisé, sans force. Il a gagné. Le stress a gagné.

Comment réagir?

Conscientiser les effets du stress chronique dans sa vie, c’est le début de la solution. Si tu reconnais des effets du stress sur ta santé, ne les ignore pas! Je t’invite à les considérer et à te disposer à les solutionner. Le stress chronique fait maintenant partie de la vie. Plus d’une personne sur deux en France a des épisodes de stress chronique dans sa vie. J’en ai vécu aussi mais je me suis réveillée juste avant que la dépression prenne de l’ampleur.

Une piste de solution !

Nous entendons beaucoup parler de la marche comme un moyen pour évacuer le stress, se vider la tête, se libérer l’esprit, garder la forme et la santé, etc… Elle présente de nombreux bienfaits maintenant reconnus par la science.

Mais qu’en est-il de respirer pleinement dans la marche? Qu’est-ce que ça prend pour faire vraiment le vide en marchant? Comment marcher quand tu n’as plus d’énergie? Comment te disposer pour créer un terrain propice à ta régénération? Comment rendre ta marche stimulante quand tu n’as pas le goût d’aller marcher? Comment te disposer à exprimer de façon juste ce déséquilibre qui nuit à ta réalisation?

Ton plus grand allié

La clé que j’ai exploré, en réponse à toutes ces questions, c’est d’intégrer le souffle dans la marche. Synchroniser ta respiration sur tes pas permet de te propulser sur le chemin et de rendre les bienfaits de la marche exponentiels. C’est le principe de la marche afghane, créée par Edouard Stiegler dans le début des années 1980. Il a consacré plus de la moitié de son livre  » La régénération par la marche afghane  » sur le traitement de la dépression en lien avec sa façon de marcher.

J’expérimente la marche afghane depuis cinq ans. Au tout début, je vivais les prémices d’une dépression. Je n’aimais pas l’idée de marcher juste pour prendre une marche… J’ai décidé de tester la marche afghane par curiosité, en marchant une demi-heure tous les jour pendant une semaine. C’est la solution qui était à ma portée à ce moment là. Je n’avais besoin que de moi pour le faire!

Les premiers pas me demandaient des efforts considérables, les premières minutes étaient pénibles, je n’avais plus d’énergie. Mais j’y suis allée quand-même, un pas après l’autre, sérieuse dans ma démarche-test.

À la fin de la semaine, j’étais renversée! J’avais de l’énergie jusqu’à la soirée, c’était impensable!

Je percevais clairement que je construisais ma force sur chacun de mes pas, chacune de mes respirations. L’enthousiasme revenait, j’étais inspirée. Je voyais la vie non pas comme une montagne mais comme une occasion d’exister pleinement. Mon esprit était plus souple, plus léger. Ma cage thoracique prenait de l’amplitude, mon souffle se régulait, s’allongeait. Je me sentais accompagnée, soutenue. J’avais la certitude que je venais de trouver la clé qui allait influencer toute ma vie. Je ressentais de la joie.

Réveille-le!

J’en ai conclu que l’ennemi le plus puissant du stress chronique, c’est le souffle. Et le moyen de le réveiller sans forcer, de lui donner de la puissance, c’est de l’associer avec tes pas dans ta marche: synchroniser le souffle sur les pas permet l’intégration complète du souffle dans l’action de marcher. Cela crée un rythme dans la respiration et permet une oxygénation intense de tout le corps jusqu’au cerveau.

Aller marcher a pris un sens nouveau pour moi à ce moment là. Ce n’était plus aller marcher mais plutôt m’accorder une dose de vie. Parce que le fait de rythmer ton souffle sur tes pas demande que tu sois présent à ton corps, tout le temps. Le terrain est alors propice à la régénération: tu es sorti de tes soucis pour rentrer dans ton corps!

Pendant que tu respires la vie à plein poumons, les tensions mentales s’apaisent et l’énergie redeviens disponible pour le reste du corps. Tu n’as pas à t’en occuper, cela se fait tout seul. Ton système nerveux se détend, s’équilibre. Tu es plus calme, tu as un recul sur les éléments perturbateurs dans ta vie. Quand tu pratiques la marche afghane, tu te place au centre de toi. Tu es plus disposé à communiquer ton besoin de retrouver un équilibre. C’est toi qui crée ton énergie, ta force, ta forme, ta puissance.

Depuis ma semaine test, j’éprouve toujours de plus en plus de plaisir à aller marcher. Je ne vais plus marcher pour être en forme ou pour optimiser ma santé. Je vais marcher parce que c’est devenu une joie, un besoin, un goût, une envie de me sentir vivante, de plus en plus et de mieux en mieux. Un besoin de respirer la vie à fond, de voir loin et grand, c’est maintenant une nourriture pour moi.

Comment trouver le déclic pour passer d’un corps tendu et un esprit préoccupé à un corps décontracté avec un esprit éclairci, en 15 minutes tous les jours.

Quand tu apprends à respirer pleinement en marchant, le déclic se produit:

1. Tu prends conscience des limitations du stress (souvent inconscientes) sur ton corps, ton esprit et ton coeur: par exemple tu perçois ta poitrine serrée, tes mâchoire tendues, tes hanches raides, ton regard sévère ou dur, tu endures, la vie est un défi quotidien, etc…

2. Une fois conscientisé, tu peux ensuite t’amuser (prends-le comme un jeu, ça amoindri l’importance et diminue la pression) à exploser la limite dans ton corps en prenant soin de respirer pleinement. Tu peux même exagérer, oser respirer de tout ton corps! Te remplir à coup de grands bols d’air! Tout ça en marchant!

Quand tu fais ça, tu crées un lien avec la vie :

3. Il se peut que tu rencontres une impression de vide à remplir (comme un grand manque) alors donne-toi de l’air : respire pour toutes les années passées!

Tu vas nécessairement rencontrer à terme, un mouvement qui tend à se déployer de l’intérieur et qui ressemble à de la joie, de l’enthousiasme, de l’inspiration, de la vie qui a envie de s’exprimer. Et ça va te faire te sentir comme si on prenait soin de toi, comme si tu étais accompagné. Tu vas te sentir entendu et compris. Et puis ce sera ta propre manifestation.

4. Maintenant, un déclic dure 1 seconde. Ce que je te propose pour rendre ce déclic vivant et durable, c’est d’apprendre une façon de marcher dans laquelle tu es résolument en lien avec ta respiration et tes pas. C’est mon outil de travail et quand tu as intégré cet outil en toi, tu peux prendre plaisir à marcher d’une façon qui te met en contact direct avec la vie. Tu deviens alors conscient de toi et tu peux transformer tes limitations en potentiels d’expansion puissants. C’est l’art de faire de la marche, un espace de rencontre et d’exploration de soi.

La vie n’attend pas:  Les formations sont en cours d’inscription.

Clique ici pour les informations complètes des formations en ligne ou bien sur le terrain:

Formation en ligne

Formation sur le terrain

 

 

 

 

 

 

 

En quoi marcher te redonne du pouvoir

Depuis maintenant cinq ans, je vais marcher de façon régulière. Dans cet espace de tous les jours, j’ai d’abord appris à explorer la marche en synchronisant mon souffle sur mes pas. C’était l’intégration de la technique de la marche afghane. Je me suis amusée à découvrir les différents rythmes qu’elle propose, à transiter d’un rythme à l’autre, selon les besoins de mon corps en lien avec les efforts qu’il fournit dans la marche.

Je devais être attentive à ma respiration, parce que la marche afghane demande de rythmer le souffle sur les pas. Je devais compter les rythmes de marche pour les apprendre. Pour te donner une idée, le rythme 4-0-6-0 se fait comme ça: inspire sur 4 pas, expire sur 6 pas. Voilà un bel exemple d’un rythme à découvrir quand tu marches sur un terrain plat ou faux plat, qui régule ton rythme cardiaque et apaise ton système nerveux, entre autres.

Dans la pratique, l’inspiration se fait sur 4 pas, cela donne -inspire (un pas), -inspire (un pas), -inspire (un pas), -inspire (un pas), et l’expiration se fait sur 6 pas, cela donne -expire (un pas), -expire (un pas), -expire (un pas), -expire (un pas), -expire (un pas), -expire (un pas).

J’ai vite compris que je découvrais un style de marche hyper puissant où le souffle était le moteur de l’expérience. J’avais l’impression que mon corps n’avait jamais respiré vraiment! Puis de pas en pas, de jour en jour, j’ai intégré parfaitement la technique et la mécanique des rythmes de la marche. Je n’avais plus besoin de compter mes rythmes, mon corps le faisait tout seul. Et c’est ici que le plaisir s’est intensifié.

Je m’amusais à observer mon souffle en marchant, la qualité de l’air qui entrait en moi. Tantôt rempli de la fraîcheur du matin silencieux, tantôt humide de la rosée de la nuit, tantôt sec avec ses parfums de fruits, etc.. Chaque jour était une nouvelle rencontre, avec une qualité d’air différente. Coûte que coûte, j’allais marcher. Ville pas ville, j’allais marcher. Je sentais vivement que ma force s’intensifiait, je percevais tactilement, depuis l’intérieur du fond de mon ventre, que je construisais mon énergie. Comme une boule de force qui se formait couche sur couche et grossissait, un pas après l’autre. J’étais vraiment stupéfaite, surprise de la nourriture que je découvrais en marchant. L’air me nourrissait! Il me redonnait vie, vigueur, puissance.

Puis un matin, je me suis observée dans la marche. Comme si je me plaçais à côté de moi et que je me regardais marcher. À ce moment, j’ai eu une révélation très touchante. Je me suis aperçue que bien que je me sentais nourrie avec l’air qui entrait en moi gratuitement, ma respiration était toute petite. Comme si j’étais timide de m’offrir de grandes portions d’air. Comme si je me contentais de peu. Juste ce qu’il faut pour survivre. Comme si j’étais toute petite et que je respirais pas trop fort pour laisser plus de place aux autres.

Des larmes chaudes se sont mises à couler sur mes joues. C’est bien vrai, je respire toujours comme ça dans ma vie, que je me suis dit. J’étais très émue de découvrir cela de moi. Je me sentais même gênée avec moi-même de réaliser cela! Voyon!

Puis j’ai continué de marcher. Et dans la marche, j’ai réalisé que la mince portion d’air que je m’offrais correspondait à l’estime que j’avais pour moi. Elle correspondait à la confiance en moi et à la confiance en la vie. Je respirais sous réserve, comme dans ma vie sous réserve, où je me faisais bien petite pour laisser une grande place aux autres en croyant que j’étais aimable et généreuse.

Je percevais bien l’incohérence de ce comportement, qui était en dehors de ma conscience jusqu’à ce matin là. Comme si le fait de respirer pleinement allait rétrécir l’espace des autres! Comme si le fait que je sois là complètement allait nuire à quelqu’un! Voyon! que je me suis dit!

Puis dans la foulée, j’ai décidé en conscience de m’accorder de grandes portions d’air. C’est comment la vie quand je respire de grandes portions d’air? que je me suis demandée. Me voilà partie! En simultané, sur chacun de mes pas, de grandes portions d’air rentraient en moi. Et je respirais l’air comme une assoiffée qui avait manqué d’eau dans le désert! Comme un manque irrassasiable! C’était grandiose! Je me remplissais pour toutes les années passées. En même temps, tout ces sentiments qui montaient en moi, ces sentiments de joie, de grandeurs, de réconfort me permettaient de voir que j’avais vécue toutes ces années passées dans la limite de mon respir inconscient, reflet de ce qui vivait dans mon intérieur. Le goût amer de la petitesse me levait le coeur, me remplissait les poumons de larmes, cela avait vécu en moi, depuis tellement longtemps. L’habitude de la petitesse s’était fait un nid bien chaud dans moi.

Pas question d’en rester là maintenant! que je me suis dit. Et j’ai marché deux fois plus qu’à l’habitude, à grands coups d’air, sur chacun de mes pas. Rapidement sur le chemin, j’ai clairement perçu en moi une certitude grandir, un espace s’ouvrir, un horizon apparaître, plus grand, plus vaste. J’ai clairement senti en moi des noeuds se relâcher, l’envie de prendre cette place qui est là, pour moi, dans moi. Et s’il s’avérait qu’elle soit trop grande, et bien les autres se tasseront. J’avais une envie irrésistible de m’y asseoir. J’embarque dans ma vie! que je me suis dit.

Je me sentais tellement bien. Comme elle s’était bien installée et automatisée en moi, je savais que l’habitude de la petitesse ferait tout pour survivre et que je devais être bien attentive. Je devais être consciente de moi et ma nouvelle attitude dans la marche, pendant un certain temps. Oui parce que madame la petitesse va chercher tous les moyens pour subsister!

Depuis ce jour, je prends de grands bols d’air, je m’accorde cela dans ma marche. Ma vie se transforme. Aujourd’hui, j’ai confiance en moi, j’ai confiance en la vie, de plus en plus, de mieux en mieux. J’ai rehaussée mon estime personnelle et ma valeur. J’utilise ma façon de respirer comme un instrument de mesure pour vérifier que je suis bien dans le bon état d’esprit où je m’accorde le droit de vivre et d’exister pleinement.

Chaque fois que je respire, consciemment, je reprends du pouvoir sur ma vie. Chaque fois que je me relie à mon souffle, je me relie à moi-même. Et quand je maîtrise mon souffle, je maîtrise ma vie.

J’ai repris du pouvoir sur ma vie en marchant. En découvrant mon respir intime. En le reconnaissant. En l’accueillant. Et en choisissant d’explorer c’est comment la vie quand je m’offre de grandes portions d’air dans la marche. Je me suis reconnue moi-même. Je me suis accueillie. Je me suis transformée en marchant. Je suis plus consciente de moi, et moins en proie à vivre selon des mémoires génétiques, ancestrales qui un jour ont déterminé ma façon de voir le monde.

Nous devons remettre en question nos comportements, nos attitudes, nos automatismes. Moi, je fais cela en marchant. C’est dans cette vision que j’ai créé Marcher vers soi, qui est un espace de rencontre, de découverte et d’exploration de soi. Et dans cet espace, j’utilise la marche afghane comme un outil de libération, comme base d’exploration de moi.

Si tu as envie de t’amuser aussi, je te donne les étapes pour retrouver ton pouvoir en marchant:

  1. Observe ta façon de respirer dans la marche. Observe comment tu respires. Observe les qualités de ton souffle. Il est petit, il est grand, il est bloqué, il est court, etc…
  2. Accueille ton observation avec bienveillance. Ta façon de respirer, de prendre ton air, représente des parties de toi qui expriment quelque chose.
  3. Vois comment tu peux respirer mieux, plus grand, comment tu peux rendre ton souffle plus fluide, plus souple. Fais l’expérience de respirer à plein poumons! Vois c’est comment la vie quand tu fais cela. Vois ce qui se révèle à toi.
  4. Met en pratique ce que tu as découvert et permet-toi de respirer pleinement en conscience. Ressens ce que cela crée de nouveau en toi.
  5. Fais-le de façon régulière, sur une période d’au moins 21 jours pour intégrer en toi la nouvelle habitude, le nouveau comportement, la nouvelle attitude que tu choisis de vivre en te permettant de respirer pleinement.
  6. Apprécie d’être vivant, d’être conscient de toi-même, de plus en plus et de mieux en mieux.

Pour t’aider, j’ai bâtie une formation sur 4 niveaux que je mets en ligne maintenant. Il ne reste plus qu’à mettre en place les processus informatiques pour la rendre accessible. Le premier niveau sera disponible dans quelques jours. Il contient tous les éléments essentiels et beaucoup plus pour apprendre la marche afghane. Un outil super puissant, qui te relie à ton souffle et te permet de retrouver force, puissance, aplomb, résilience, enthousiasme, énergie, performance, et tellement plus! Il te permet aussi si tu en as envie, de mieux te connaître, de mieux te reconnaître et te rencontrer.

Au bas de la page, je t’ai mis le lien vers mon calendrier des formations terrain et de la formation de marche afghane en ligne.

Je t’invite à inscrire ton email pour recevoir ma newsletter où je t’informe de la parution de certains articles ou vidéos que je publie sur le blog Marcher vers soi, ou encore des infos privilégiées qui ne peuvent pas faire l’objet d’articles.

De cette manière, tu seras tenu au courant avant tout le monde pour aller lire et regarder des nouveaux conseils et astuces sur la marche afghane et la marche vers soi. Rassure-toi, je ne vais pas inonder ta boîte mail!

Pour terminer, il est tout-à-fait possible de se transformer en marchant, surtout quand ta méthode de marche est hyper puissante et qu’elle t’oblige à être centré en toi, dans ton corps, sur ton souffle et tes pas!

Bonne marche, le corps au grand air, les deux pieds dans la vie!

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Ouvre la porte et réalise ta première marche pèlerine!

Chaque fois que mon pied touche le sol, pendant que mon esprit se repose sur mon coeur accueillant, je reçois le souffle aimant de la nature.
Marie-Jeanne Anctil, Marcher vers soi.

 

J’ai souvent été impressionnée par les marches interminables, ces trajets de pèlerins, qui laissaient un mystère et un goût de liberté sur mes lèvres. Un jour, jeune maman, je suis sortie de chez moi tôt le matin et mes pieds nus ont touchés la terre du rang 5 ouest encore humide de rosée.

Un pas devant l’autre, j’étais en quête d’un ressourcement, avant la journée de dévotion que j’allais mener avec mes petits.

L’or du matin touchait les cimes de la montagne, effleurant mes joues de sa douce lumière.

Embrassant la fraîcheur du jour, je marchais sur cette terre qui accueillait mes pieds souples et doux, sans permission. Sans jugement et sans commentaire.

Je vivais la paix de l’aube. Le silence des mots et du monde montait en moi pour accueillir le chant des oiseaux, le vent dans les feuilles et l’eau qui ruisselait discrètement, éveillant la magie des bois.

Cette majestueuse,  je lui ouvrais mon être et elle me remplissait. Je n’étais plus un individu qui marche sur le chemin bordé d’elle. Il n’y avait plus moi et elle, cette nature brillante de bontés. Il y avait elle en moi et moi en elle. J’étais ses qualités, sa joie, son air, son parfum. Nous étions la vie, ensemble. Nous étions la rosée, le bruissement du matin, nous étions le reflet dorée sur la source, le chuchotement des clapotis sur les roches.

Dans cet instant de reliance, un élan d’amour innocent et naturel m’envahit. Cette nature généreuse se donnait entièrement, avec cette terre qui me portait, et ce rose doré dessinant doucement le bleu du ciel. Je me sentais complète, entière et libre.

Mon coeur connecté sur la fraîcheur du matin qu’elle émanait, et mon souffle, qui tirait en moi les gouttes d’eau des étoiles que je voyais s’envoler au soleil. Des fragrances divines qu’elle offrait sans réserve, à celui qui était sur le chemin.

Je vivais la paix. La paix de l’amour.

 

A ce moment, j’ai réalisé ma première marche pèlerine, sans chercher à le faire. À ce moment, j’ai compris que je pouvais marcher autrement. Qu’il suffisait de sortir dehors, sentir mon corps en mouvement, calmer mes pensées et déposer mon esprit sur mon coeur accueillant. Dans le silence de mon être, me relier avec elle, la magnifique, pleine de grâce, et laisser mon coeur s’ouvrir sur la beauté du jour. Puis, percevoir que la beauté du jour vit aussi en moi. Cela est pour moi, une marche pèlerine.

Quand mon esprit est agité, je ne vois pas le monde dans sa vérité. Je suis isolée dans mon corps et dans mon monde. Il y a moi et il y a elle, la magnifique. Il n’y a pas moi en elle et elle en moi. Et je ne vois même plus ses merveilles. Je suis séparée de la vie. Je suis vieillie, aigrie. Je suis zombie.

Comment je fais pour me retirer si souvent ces moments de grâce.

Comment je fais pour oublier qu’elle est là, la magique.

Comment je fais pour parcourir ses chemins sans la voir vraiment.

Comment je fais pour amoindrir sa beauté.

Comment je fais pour échapper à son accueil fécond.

Comment je fais pour échapper à moi-même.

Comment je fais pour ne pas me voir.

Je vis dans mes pensées. Mes préoccupations. Mes routines. Je vis pour demain en vivant hier. Je vis ma mère, mon père et mes aïeux. Je perds. Je perds mon coeur, mon souffle et ma joie. Je perds ma vie. Je gagne aussi. Je gagne ce que je sais, ce que je crois, ce que je ne sais pas que je crois. Je gagne des batailles et des luttes. Je gagne des efforts sans fins. Je m’épuise. Je gagne des inconforts, des douleurs, des doutes.

Et quand je me réveille, j’ouvre la porte et je sors branlante, brisée. Je la vois et je me sens. Je la regarde, la magnifique. Et je tend mon pas innocent vers elle, par amour, par vérité. Parce que je reconnais mes origines en elle. Parce que je sais qu’elle est là. Parce que je me souviens sa bienveillance. Elle me prend dans ses bras, me berce, me caresse, me demande rien. Elle est toujours là, c’est moi qui part ailleurs. Dans mon habitude. Mon habit tue.

Marcher et revenir à la source de soi, avec la magnifique, c’est une bénédiction, un art de vivre. C’est l’art de marcher vers soi. Souvent les gens sont étonnés quand je leur dit que je ne fais pas de grandes randonnées, que je n’ai pas encore marché sur les chemins silencieux. Pourtant, moi j’ai le sentiment d’y aller souvent, depuis ce matin où j’ai ouvert la porte et j’ai rencontré pour la première fois, le plus beau pèlerinage sur les traces du rang 5 ouest.

N’attend pas, ton Compostelle est déjà là. Ouvre la porte, ouvre les yeux et apporte ton esprit se reposer sur ton coeur qui l’attend.  Rejoins la magnifique, dans un élan de vérité. Le corps au grand air, les deux pieds dans la vie!

Marie-Jeanne Anctil

Marcher vers soi

marcherverssoi.com

Travailler votre souffle 1/7

Comment libérer, déployer et définir votre Respir Individuel

Pour créer la marche afghane, Édouard Stiegler, s’est inspiré des travaux du Dr.Hanish et de la façon qu’avaient les nomades afghans de se déplacer sur de très longues distances sans se fatiguer. Je me suis intéressée aux travaux de Hanish, particulièrement à l’Art de la respiration et j’ai décidé de faire revivre ces précieux trésors en dormance.
Hanish a créé une série de 7 exercices de respiration rythmée pour développer, travailler, libérer, déployer et définir son propre souffle. Il propose d’utiliser la respiration en conscience, pour celui qui cherche à se connaître vraiment:

« L’être qui prend en conscience son Respir individuel se libère du Respir maternel qui lui a été transmis à sa naissance par sa mère.  Tant qu’il ne prend pas son propre souffle en main, en conscience, il sera enchaîné dans les mémoires familiales qu’il porte en lui ».

Voir exercice 2, voir exercice 3, Voir exercice 4, voir exercice 5, Voir exercice 6, voir exercice 7,

Marcher libère le coeur en peine

Juste l’espace d’un instant, une parole, un appel, un geste, parfois même une simple pensée et l’eau claire de ta vie devient trouble. À ta perception, le monde est renversé, ton univers s’effondre, il n’y a pas d’issu. C’est le bout du chemin. Le coeur battant à cent, c’est la fin du monde. De ton monde. En cet instant, c’est le champs de bataille dans ton corps. Et nécessairement, quand il y a bataille, il y a réaction. Comment est-ce possible de réagir sainement quand le ciel tombe sur ta tête?
Voilà le tableau d’une mauvaise nouvelle, d’une expérience douloureuse. Mais que se passe-t-il si nous ralentissons la pellicule de ton film? Reprenons. L’événement désagréable se présente à ta conscience. Immédiatement, une pensée surgit, plus vite que ton esprit peut en prendre conscience. Nous dirons que c’est une pensée inconsciente. Elle s’appuie sur ce que tu crois à propos de toi-même, de la vie. Et de cette pensée naît instantanément une émotion contrariante, déplaisante, blessante, destructrice, insupportable, etc. Tout cela se passe très vite, souvent plus vite que ce dont ton esprit peut en être conscient. Alors voilà, l’émotion est née. Nous avons pu observer dans la vie, que tout ce qui naît tend à croitre naturellement, comme un petit être humain fraîchement arrivé dans le monde. Pareil pour l’émotion. À une allure fulgurante, elle s’est emparée de tout ton corps, et ton esprit en est troublé. Plus rien n’existe que ce bouillonnement intérieur qui te donne des crampes, des engourdissement, un rythme cardiaque disharmonieux, bref, ton corps réagit à cette dose immense d’énergie qui envahit ton être tout entier de façon tellement intense que tu crois que tu es fâché, déçu, peiné, etc..
En réalité, si nous ralentissons encore la pellicule de ton film, nous pouvons voir ensemble qu’il y a un instant, tout allait bien dans ta vie, et l’instant d’après, ta vie est en déséquilibre. Il y a bien quelque chose qui s’est passé. Et bien c’est l’émotion qui, comme une goutte d’ancre bleue versée dans un verre d’eau, teinte en bleu tout l’eau contenue dans le verre. Par contre, le verre lui, demeure cristallin. C’est l’eau qu’il contient qui a pris la couleur bleutée. Alors nous pouvons dire que l’émotion est venue prendre possession de toi, comme la goutte d’encre bleue, qu’elle a coloré ton corps et ton esprit de son intensité, de sa nature. Mais regardons bien, tu n’es pas devenu bleu! Alors l’émotion que tu ressens à ce moment, ce n’est pas toi! Quand tu es fâché, ce n’est pas toi qui est fâché. Il est plus juste d’apprendre à reconnaitre l’émotion et te dire qu’il y a de la colère en toi.
Cette façon de reconnaitre l’emprise d’une émotion dans ton corps semble peut-être anodine, mais elle devient utile quand tu cherches à garder ton équilibre. C’est une façon de dissocier l’émotion de ton corps, et de ne plus t’identifier à elle. Alors quand un chagrin envahit ton corps, tu pourras reconnaître et affirmer qu’il y a en toi du chagrin. Cette prise de conscience, cette façon de t’éveiller aux mouvements internes, préserve ton équilibre intérieur. C’est comme si tu ne t’identifie plus au malheur. Quand nous nous identifions au malheur, de façon inconsciente bien sûr, il se trouve que nous attirons encore plus de malheur dans notre vie, puisque c’est le malheur que nous regardons, ressentons, vivons. La reconnaissance de l’émotion à l’intérieur de soi produit par contre une distanciation entre qui nous sommes vraiment et ce malheur qui surgit à l’intérieur de nous. Nous ne sommes plus ce malheur, nous sommes un être humain dans lequel est venu se loger une émotion qui tend à s’expansionner par nature, jusqu’à nous faire croire que nous sommes cet émotion, cette peine, cette souffrance. Elle a pris possession de nous. Nous sommes malheureux.
Maintenant, loin de moi l’idée de refouler l’émotion. Au contraire, il me semble très sain de la vivre pleinement, avec suffisamment de présence en soi pour reconnaître l’emprise qu’elle a sur nous. Grâce à cette conscience de soi, nous pouvons choisir où poser notre regard, notre attention. Quand le regard est focalisé sur le malheur, et bien un autre malheur ne tarde pas à arriver et nous sommes de plus en plus épuisés, dans une suite d’événements désagréables, comme une boucle sans fin, notre vie est pénible et nous ne savons plus comment en sortir.
Par contre, quand notre regard est focalisé à l’intérieur, il est alors possible de voir le jeu de l’émotion qui grandit et choisir de diriger notre attention sur le calme fondamental qu’il y avait en nous avant cet appel, cet événement malheureux, et s’y relier. C’est comme si deux mouvements existaient en simultané à l’intérieur de nous, l’un étant désagréable et prenant beaucoup d’espace, l’autre se trouvant en dessous, sans mot dire, mais contenant l’essence de ce qui fait que nous tenons debout. C’est le mouvement de la vie. Se relier à la vie, c’est apporter sa conscience jusqu’à elle. Même si nous ressentons ce chagrin, cette colère, le fait de se relier coûte que coûte avec la vie en nous, initie un mouvement naturel où elle prend le dessus sur le malheur, c’est-à-dire qu’il perd de la puissance, petit à petit, jusqu’à se dissoudre complètement. À ce moment, nous ne lui auront pas permis de se loger profondément dans nos cellules, nous serons alors maître de nous-mêmes, responsables de nous-mêmes, et de la goutte d’encre bleue qui teinte ou non notre existence. C’est un peu cela je pense, devenir maître de soi-même. Devenir responsable.
Il est donc de notre devoir, de décider fermement où nous pointons notre regard. Le malheur ou bien la vie. La vie qui nous est donné n’est pas le malheur, au contraire, elle respire une douce joie, sans faire de vague, dans nos profondeurs. Elle ne demande rien, mais elle exprime sa joie quand nous la reconnaissons. Les vagues, les tsunamis, les ouragans, sont créés par nos pensées auxquelles est relié notre monde émotionnel… qui a le pouvoir de tout brouiller quand la présence de l’observateur intérieur s’est endormie.
Quand le malheur arrive, parfois il fouette si fort que se relever semble impossible! Soyons gentils avec nous-même. Entraînons-nous maintenant à apprendre à s’observer de l’intérieur et voir le mécanisme qui se joue. Nous serons mieux protégés si un grand malheur devait venir, comme la perte tragique d’un enfant, par exemple.
En s’observant, de plus en plus, dans nos réactions, il devient facile de constater les moments où notre émotion s’empare de nous à notre insu. Nous avons alors manqué de présence. Pas de drame! Une autre occasion se présentera, alors que nous aurons augmenté notre présence observatrice avec vigilance. Et quand il arrivera ce malheur, nous serons plus aguerris pour y faire face.
Dans le feu de l’action d’un événement déplaisant, il est souvent utile de “dézoomer” de la situation pour y voir plus clair, pour retrouver un peu d’espace. Aller marcher, sortir dehors, le corps au grand air, est une action qui pour moi apparaît comme une main tendue, une aide merveilleuse. J’utilise cette action, ce mouvement, ce temps, pour alimenter mon lien avec la vie quand le malheur fait irruption à l’intérieur de moi. Au retour de la marche, à travers laquelle je me suis permis cette attention soutenue avec la vie, le malheur s’est dissous, ou du moins, il ne s’est pas expansionné dans tout mon être. Je suis plus en confiance, en maîtrise de moi, j’ai mon espace, de la résilience, et la perception que j’avais de l’événement au départ s’est assainie.
Je dois dire que je marche d’une façon qui synchronise mon souffle sur mes pas. Cela donne un rythme à la marche et de là naît une oxygénation intense de tout mon corps. Cette façon de marcher est acquise pour moi, alors je porte mon attention sur mon souffle pour me connecter à la vie en moi, pendant que mon corps choisi ses rythmes en fonction de mes capacités pulmonaires et cardiaques, de la cadence de mes pas et du terrain sur lequel je marche. Cette technique de marche porte le nom de marche afghane. Mais peu importe la façon que tu as de marcher, quand tu es effondré, ébranlé, offre-toi une marche, aussi longue que tu en ressens le besoin et avec ton souffle, viens caresser la vie qui est là, dans tes profondeurs, dans tes cellules, et elle remontera à la surface parce que c’est elle que tu auras choisi de regarder.

Quand mon fils a vécu sa première peine d’amour, il est sorti marcher pendant des heures. Il a fait trois fois le tour du village où il habitait. Cette réaction a été salvatrice pour lui. Elle lui a servi d’exutoire pour évacuer le trop plein d’énergie causé par l’émotion. Il est rentré plus calme, plus posé, non sans sa peine mais je voyais qu’un processus sain émergeait en lui.

Je te le redis, quand tu es effondré, ébranlé, offre-toi une marche, aussi longue que tu en ressens le besoin et avec ton souffle, viens caresser la vie qui est là, dans tes profondeurs, dans tes cellules, et elle remontera à la surface parce que c’est elle que tu auras choisi de regarder.

 

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