Ce n’est pas parce que tu marches dehors que tu t’oxygènes !

Comment respirer? On rencontre plein de théories différentes sur la respiration et c’est facile de s’y perdre! Je ne suis pas une spécialiste de la libération du souffle mais je laisse parler mon expérience ici…

Une chose est certaine, ce n’est pas parce que tu vas dehors et que tu marches que tu t’oxygènes pleinement.
Tu peux faire beaucoup mieux que ça, peu importe la façon dont tu respires. Le problème, c’est que tu ne le sais pas!

Je t’en parle tout de suite en deux points:
1. Comment mieux t’oxygéner peu importe la façon dont tu respires.
2. L’élément indispensable pour retrouver un souffle plus fluide.

Comme je te disais, c’est facile de se perdre dans toutes les techniques de respiration: ventrale, thoracique, dorsale, du bas vers le haut, le ventre en premier, etc… Selon moi, la première chose est de s’oxygéner au mieux. Il sera plus naturel par la suite de libérer notre souffle d’une façon ou d’une autre parce qu’on lui aura donner de la place et on en sera déjà plus conscient.

Cet été, il m’est arrivé à quelques reprises d’aller marcher avec ma mère. Elle parle beaucoup parce qu’elle est contente de me voir et du coup, c’est plus simple pour moi de l’écouter et de faire une marche normale, je veux dire sans technique et sans méthode particulière.

Au retour de ces marches d’exception, j’ai observé 2 choses importantes:
– Premièrement, je ne me régénère pas comme d’habitude.
– Deuxièmement, j’ai moins d’aisance dans ma respiration et je suis plus stressée.

Voici ce qui se passe:
Le fameux stress quotidien auquel je m’habitue a tout de même des effets sur mon souffle. Souvent il devient plus court, plus saccadé, il est coupé et moins fluide. Je passe une grande partie de la journée à respirer par défaut, sans me rendre compte de l’impact du stress sur ma respiration, que je sois dehors ou dedans. C’est ce qui se passe lorsque je ne suis pas consciente de moi-même.

1. Comment mieux t’oxygéner peu importe la façon dont tu respires.

Je synchronise ma respiration sur mes pas quand je marche. Ça me rend consciente de la qualité de mon souffle et me permet une oxygénation supérieure. Avec la pratique, la mécanique devient naturelle et ma capacité pulmonaire s’agrandit, pendant que mon coeur et mon système nerveux se régulent. Petit à petit, j’automatise la technique et j’ai plus de facilité à percevoir le moment où mon souffle est obstrué, soit par un stress ou une habitude. Je peux alors me réajuster en toute conscience.

Caler ma respiration sur chacun de mes pas m’oblige à respirer: je me rempli d’air à l’inspiration et je me vide d’air à l’expiration. Puis je recommence, pendant tout le temps de la marche. Je le fais consciemment et ainsi je brise le mur du stress sur mon souffle et je sors d’une respiration par défaut.

Et ça, ça m’oxygène, peu importe comment je respire. Je ne suis peut-être pas au top d’un souffle libre mais je respire plus et je m’oxygène mieux!

C’est un petit plus qui engendre calme et énergie. Enthousiasme et aplomb.  C’est grâce à lui que je me régénère et m’énergise sauf lorsque je marche avec ma mère 🙂 !

2. L’élément indispensable pour retrouver un souffle plus fluide.

La mécanique de synchronisation dirige mon attention: je dois être attentive à ma respiration et à mes pas lorsque je marches. Ça engendre un état de présence plus intense. Alors ma tête et mon esprit agité se calment. Ils ne sont plus nourris par mes pensées. Mon système nerveux se détend. Du coup, mon souffle s’allonge doucement. Il est plus fluide à l’intérieur et permet une oxygénation plus importante.

Au fil du temps, j’ai compris que pour faire le vide dans mes pensées et canaliser mon énergie, mon attention doit être occupée ailleurs. Ça ne marche pas de vouloir me vider la tête sans donner une direction soutenue à mon attention. Lorsque qu’elle est sur mon souffle, mes pas, mes rythmes, ou  un endroit précis dans mon corps, mon esprit se repose vraiment et l’énergie utilisée pour alimenter mes pensées devient disponible pour mon corps. Je me sens vivante plus que jamais. C’est comme ça que ça marche!

Tu peux penser que tu t’oxygènes quand tu marches. Ce n’est pas faux mais ce n’est pas au top.

Pour enclencher un processus d’oxygénation supérieure, rythmer ta respiration est une solution prometteuse. Puis la rythmer sur tes pas est une mécanique qui oblige à être présent et ça engendre un état de pleine conscience. Ça calme et tu retrouves un souffle plus long. Ça fait toute la différence dans plusieurs aspects de ta vie!

Je t’invite à ne pas croire ce que je dis, mais à l’expérimenter toi aussi. L’expérience est le meilleur guide!

Marie-Jeanne

Apprendre la marche afghane en ligne

Voir le calendrier des formations au Québec

 

S'il vous plait Connexion - Login pour poster un commentaire