Je t’accompagne pour un temps des Fêtes nourrissant!

Si tu veux de profiter de la saison des Fêtes pour te sentir vivant, je dévoile mon programme pour t’accompagner dans la belle aventure de la marche afghane. Ça se passe en ligne, sous forme de vidéo et de rencontres sur zoom. Je t’accompagne, te guide et te conseille en personne, en direct.

Pour l’occasion du lancement, tu reçois tout le programme pour 100$ au lieu de 197$!

On commence le 29 décembre ( de 9h à 10h30) avec un beau petit groupe intime.

Je t’en parle ici:

Clique ce lien pour recevoir les infos détaillées, profiter du rabais et réserver ta participation.

Moi aussi j’ai pleuré de rage.

Dans ma dernière communication, je te disais que le seul moyen de sortir winner de cette crise, c’est de se mettre en forme et rester sur une bonne vibe mais c’est impossible de faire ça en regardant dehors: il faut rentrer en soi-même.

C’est ici si tu l’as manqué: Je t’invite à être profiteur.

Dehors c’est anxiogène et c’est facile de perdre nos forces et se décourager.
Tous les jours quelque chose de pénible s’ajoute sur la liste du monde. Les petites entreprises meurent au grand bonheur des multinationales. Des vies entières tombent. Les gens s’épuisent de toutes les façons possibles soit pour s’ajuster, pour survivre, pour lutter, pour soigner, pour guérir, etc.. Des sentiments d’impuissance, de peur, de révolte, de colère, de mépris et de grande tristesse règnent sur le monde.

C’est un passage meurtrier pour l’humanité entière, même à petite échelle.
Moi mon coeur fend quand je vois nos aînés mourir comme des chiens isolés.
Mon coeur fend quand je dois aider mon ami sans être certaine qu’il reste en vie.
Mon coeur fend quand on se fréquente sur internet pour avoir l’impression d’être ensemble.
Mon coeur fend quand mon grand ne peut plus me visiter sous peine d’amende ou que mon père doit reporter ses opérations urgentes à plus tard.
Je pourrais en ajouter beaucoup sur la liste, comme la dame qui fait des allers-retours sur son balcon parce qu’il y a une éclosion dans sa résidence, comme l’infirmière qu’on refuse d’embaucher parce qu’elle est obèse, etc…

Tout ça nous enlève de la force, tue notre moral et draine notre énergie.
C’est un passage dans l’humanité qui secoue à tous les niveaux.
Même chez les jeunes. C’est une erreur grave de penser qu’ils s’en foutent tous. Non.
Au delà de la pandémie, ce passage révèle toutes les incohérences et les méchancetés de ce monde. C’est étouffant.

Comment s’en sortir autrement qu’en attendant un sauveur?
J’ai toujours cru à ma responsabilité. Je n’attends pas d’être sauvée. Ce n’est pas ma nature. C’est la raison pour laquelle je t’invite à utiliser ce passage pour être plus fort plutôt que tout perdre. Parce plus fort, on est mieux armé pour passer au travers, mais affaiblis, les choses paraissent plus dures et plus sombres.

Et si ce passage était une opportunité de mettre au monde notre véritable force?

Moi aussi j’ai pleuré de rage, moi aussi je capote quand je vois le monde tous les jours.
Je n’ai plus d’autre repère que celui de rentrer en moi.
Et là, je me sens en sécurité, et là je me sens comprise.
Je me sens aimée et protégée. Je suis créative. J’ai des idées nouvelles.
C’est mon refuge. J’y vais et ça me donne la force et la vitalité de passer au travers avec plus de discernement, de calme et de facilité.

Ça fait du bien de rentrer en soi et créer un lien avec le vivant. C’est notre nature.
Dans nos sociétés de performance, matérialistes et consommatrices, on est en train d’oublier notre fibre d’être humain. On donne à la machine ce qu’il nous reste d’intelligence. C’est le téléphone qui nous informe sur notre santé, qui nous sert de mémoire, qui nous dit de boire, de faire de l’exercice, de contacter nos amis, de respirer, c’est fou!!!

Et si l’humanité avait besoin de connecter avec la force de son coeur?
Et si c’était ça nos nouveaux repères?
Je ne parle pas de psychothérapie mais juste d’être présent et conscient de soi-même.
C’est apaisant, ça calme et ça rassure. C’est un parfum qui donne envie de vivre.
C’est un carburant qui stimule les neurones et donne un sentiment de vrai, de vie et de compassion.

Moi j’ajoute à ça l’activité physique et l’oxygénation intense.
C’est ma porte. C’est une ouverture qui m’aide à passer de belles journées dans un monde qui s’écroule. Alors je rentre en moi souvent, pendant que je marche, et que mes yeux voient le monde autour de moi.

Peut-être que tu arrives à le faire à ta manière toi aussi et que tu traverses cette période sereinement. Je le souhaite vraiment. Ce qui compte, c’est que tu sois sur la bonne track.
Mais si tu patines sur place, que tu as du mal avec ton moral, avec ta forme, avec ta force,
je veux que tu saches que je ne te laisserai jamais tomber.

Depuis des semaines je me demande comment te tendre la main, comment te soutenir, comment t’accompagner alors que je ne peux pas te recevoir, et j’ai enfin trouvé. J’ai trouvé une formule pour te rencontrer, pour te voir, te guider et te conseiller.
Soit tu le fais par toi-même, ou avec mon aide.

Je te dévoile tout ça en début de semaine, promis. Tout n’est pas encore prêt.

Le monde a besoin que tu sois en forme et en force,
avec un bon moral, une belle vibe, avec un horizon devant toi et de l’enthousiasme dans la poitrine. Parce que le monde, c’est toi, c’est moi, c’est nous.

Bon week-end,
Marie-Jeanne.

Je t’invite à être profiteur!

 

Je t’invite à être profiteur! 

On profite de la crise pour se mettre en forme, en équilibre et enthousiaste!

 Je pense que ce qui est winner dans cette crise,
c’est de profiter de la situation pour reconnecter avec la vie, reconnecter avec soi-même, refaire nos forces et se mettre en forme.
C’est winner de garder un mental propre, une énergie haute et des sentiments élevés. Et c’est winner de le faire en respirant le meilleur de l’air, surtout si comme moi, tu dois porter un masque pendant le journée.

Aujourd’hui j’ai eu une nouvelle idée.
J’’ai envie de t’aider plus directement. J’ai envie de te voir, de t’accompagner encore plus pour que tu apprennes toi aussi la base de ma façon de marcher.
– Parce que c’est grâce à elle que je suis connectée avec la vie pendant que le monde dégringole.
– Parce que c’est grâce à elle que je reste équilibrée pendant que tout part en bourrique.
– Parce que c’est grâce à elle que je suis en forme, en force, en énergie, active et que j’ai tout le temps plein d’idées.
– Parce que c’est grâce à elle que j’ai envie de t’aider.

Je ne vais pas t’enseigner une sorte de marche.
Non. Je vais te montrer comment utiliser ta respiration quand tu marches
pour rester en lien avec toi et ouvert sur le monde autour de toi.
Je vais t’apprendre comment utiliser ta respiration pour aller chercher le meilleur de l’air et t’oxygéner pleinement.
L’oxygénation, ça tue la fatigue.
Je veux t’aider.
Je veux t’aider à passer au travers de cette crise plus aisément.
Je veux t’aider à en tirer le meilleur parti pour que tu sois plus fort qu’avant.

On va se laver. Mais on ne va pas se laver dans l’eau sale.
On va se mettre propre. On va rentrer en soi-même d’abord et ensuite, on va s’ouvrir au monde.
La vie elle commence là.
Si ça te tente, on va faire ça en marchant, et je vais t’accompagner.
Je t’en dis plus dans quelques jours sur mon prochain article.

À tout bientôt,
Marie-Jeanne

Comment t’épanouir plutôt qu’être coincé dans une peur, en 5 étapes de marche

 

La peur s’installe souvent à notre insu. Comment la reconnaître, comment réagir et la traverser en restant intègre et responsable.

On fait ça en marchant au grand air, en 5 étapes faciles.

Ne reste pas coincé dans un sentiment désagréable. Tu peux facilement y perdre de la force et de la confiance. Tu peux te dévaloriser, tourner en rond, perdre de vue tes objectifs, douter de toi, etc…

Je te montre comment je fais pour traverser le voile de la peur et en tirer des bénéfices insoupçonnés. L’autre côté du voile, il y a toi, il y a moi, il y a nous et c’est beau de se retrouver!

Marie-Jeanne.

Comment multiplier les bienfaits de la marche: les rythmes.

REPLAY

Aujourd’hui on parle de rythme de marche:

 Beaucoup d’activités nous sont interdites avec les mesures de santé sanitaires liées à la pandémie. Par contre, ce n’est pas le temps de perdre ta force ni ton moral. Aller marcher, tout le monde peut le faire.

On va voir comment optimiser ta marche pour en tirer des bénéfices en X10.

– Faire X10 avec notre corps

– faire X10 avec notre énergie

– faire X10 avec notre moral

Marcher en rythme rend ma marche plus nourrissante, plus énergisante, plus régénérante… parce que même quand il fait gris, même quand il fait froid, même quand je n’ai pas envie d’aller marcher, je reviens toujours renouvelée de ma marche.

Je t’en parle en 3 points:

1. Comment je crée le rythme dans ma marche?

2. Pourquoi je marche en rythme? (5 raisons)

3. Comment je reconnais le rythme qui me convient?

L’histoire d’un matin ordinaire où je suis devenue vivante

 

Salut, c’est Marie-Jeanne,

Lors des dernières formations de marche que j’ai donné au Québec cette automne, les participants ont expérimenté ce petit détail qui change tout et qu’ils ne voyaient pas. Ils ont touchés à quelque chose qui peut transformer le cours de leur vies.

Il se résume en une phrase simple:

Je vis comme je respire, je respire comme comme je vis.

Je t’en parle ici:

L’histoire d’un matin ordinaire de ma vie où je suis devenue vivante!

Je marchais comme à l’habitude, dans mes rythmes préférés. Ce matin là, j’ai réalisé que je respirais tout petit. J’avais la capacité de respirer beaucoup plus et beaucoup mieux. Sur une échelle de 1 à 10, j’étais sur le 3. C’était juste assez pour fonctionner. Pourtant, je croyais que je vivais bien! Je n’avais pas conscience que je respirais peu dans mon quotidien.

Quand j’ai pris conscience de ma respiration ce matin là, ma façon de vivre s’est mise à défiler en image dans mon esprit, comme un film. J’ai vu les peurs qui dirigeaient mes comportements. Peur de déranger, de m’affirmer, de prendre ma place, d’être moi, etc… tout ça avait un impact sur ma respiration.

J’ai réalisé que je respirais exactement comme je vivais.

Ça m’a fouetté. Je vivais petit, je voyais petit et pire encore, je ne m’accordais pas de voir grand. Je n’y pensais même pas.
Comme si quelque chose avait décidé pour moi que je ne pourrais pas voir plus loin, plus grand. L’accomplissement, la réalisation, la réussite, le voyage, c’était pour les autres. Moi j’étais celle qui lisait les récits sans même penser qu’il était possible de construire le mien.

C’est grave, et en même temps, c’est beau.

Ce matin là, je devenais consciente d’une partie de moi qui agissait dans l’ombre et qui restreignait le champ de mon existence depuis toutes ces années. Des larmes chaudes coulaient sur mes joues d’hiver pendant que je voyais ma façon d’aborder la vie se dérouler devant moi.

Puis j’ai eu un déclic. Comme un besoin venant de mon corps.
– Et si je m’accordais le droit de respirer pleinement, maintenant.
– Et si je remplissais ma capacité respiratoire à 10 sur mon échelle, qu’est-ce que ça donnerait…

Mon corps avait déjà entamé le pas avant que j’aie terminé ma réflexion. J’inhalais de grandes bouffées d’air de façon compulsive, comme pour rattraper toutes les années derrière. Je respirais de tout mon corps. J’habitais mon souffle ou il m’habitait je ne sais pas. La seule chose qui existait à ce moment là, c’était ma respiration, dans tout mon corps.

J’ai commencé à sentir monter en moi des sentiments élevés comme de la confiance, de la détermination, de la certitude, de la clarté, de l’enthousiasme, de l’inspiration, de la fierté, de la joie. Ça se faisait tout seul pendant que je respirais sur chacun de mes pas.
Comme un cadeau de la vie. Comme si le « tout petit » prenait de l’élan, de la grandeur. C’était bon, j’en voulais plus, j’en voulais encore!

Je m’amusais à prendre l’attitude de ces nouveaux ressentis. J’aimais ça. Des horizons nouveaux se levaient devant moi, grands et nobles. Je marchais dedans. Je les respirais jusqu’au tréfonds de mes cellules. Je me sentais une nouvelle personne. Je respirais comme jamais, avec bienveillance, avec gratitude, avec conscience.

C’était trop bon. Impossible de revenir en arrière.
Mon choix était viscéral. C’est mon corps qui avait choisi et mon esprit a suivi le mouvement.

Je suis rentrée chez moi le coeur plein de joie. Je savais que je venais d’ouvrir une porte de ma conscience qui allait être déterminante pour le reste de ma vie. J’avais transformé les limites posées en moi en ressources et potentiels de vie.

Ce matin là, j’ai transformé ma vie en marchant. Elle s’est ouverte sur des possibilités que je n’aurais jamais imaginées. Avec le recul, je peux parler d’un réalignement à plus de 180 degrés.

Quelques mois plus tard, j’ai fondé Marcher vers soi. Pour aider, explorer, pister et partager une nouvelle façon de marcher qui permet d’être plus conscient de soi-même. Marcher vers soi, c’est  libérer un potentiel immense de réalisation et de joie. Pour moi, ça ressemble à ça la liberté.

Lorsque que je tourne mon regard sur moi-même, je m’ouvre au monde entier.

Le corps au grand air,
Les deux pieds dans la vie!

Marie-Jeanne

Chacun a son histoire. Chacun à ses déclics. Chacun à sa façon. Je partage la mienne. Si elle t’inspire, je veux que tu saches qu’elle peut devenir la tienne aussi. Pour ça, tu as besoin de trois choses:

  • Décider que tu veux t’accomplir en forme et en force.
  • Apprendre à synchroniser ta respiration sur tes pas (la marche afghane) et diriger ton attention.
  • Pratiquer régulièrement, avec attention, curiosité et légèreté.

Tu peux apprendre en ligne, à ton rythme, en cliquant le lien ci-dessous:

Apprendre la marche afghane en ligne, avec une initiation à la marche perceptive.

 

Ce n’est pas parce que tu marches dehors que tu t’oxygènes !

Comment respirer? On rencontre plein de théories différentes sur la respiration et c’est facile de s’y perdre! Je ne suis pas une spécialiste de la libération du souffle mais je laisse parler mon expérience ici…

Une chose est certaine, ce n’est pas parce que tu vas dehors et que tu marches que tu t’oxygènes pleinement.
Tu peux faire beaucoup mieux que ça, peu importe la façon dont tu respires. Le problème, c’est que tu ne le sais pas!

Je t’en parle tout de suite en deux points:
1. Comment mieux t’oxygéner peu importe la façon dont tu respires.
2. L’élément indispensable pour retrouver un souffle plus fluide.

Comme je te disais, c’est facile de se perdre dans toutes les techniques de respiration: ventrale, thoracique, dorsale, du bas vers le haut, le ventre en premier, etc… Selon moi, la première chose est de s’oxygéner au mieux. Il sera plus naturel par la suite de libérer notre souffle d’une façon ou d’une autre parce qu’on lui aura donner de la place et on en sera déjà plus conscient.

Cet été, il m’est arrivé à quelques reprises d’aller marcher avec ma mère. Elle parle beaucoup parce qu’elle est contente de me voir et du coup, c’est plus simple pour moi de l’écouter et de faire une marche normale, je veux dire sans technique et sans méthode particulière.

Au retour de ces marches d’exception, j’ai observé 2 choses importantes:
– Premièrement, je ne me régénère pas comme d’habitude.
– Deuxièmement, j’ai moins d’aisance dans ma respiration et je suis plus stressée.

Voici ce qui se passe:
Le fameux stress quotidien auquel je m’habitue a tout de même des effets sur mon souffle. Souvent il devient plus court, plus saccadé, il est coupé et moins fluide. Je passe une grande partie de la journée à respirer par défaut, sans me rendre compte de l’impact du stress sur ma respiration, que je sois dehors ou dedans. C’est ce qui se passe lorsque je ne suis pas consciente de moi-même.

1. Comment mieux t’oxygéner peu importe la façon dont tu respires.

Je synchronise ma respiration sur mes pas quand je marche. Ça me rend consciente de la qualité de mon souffle et me permet une oxygénation supérieure. Avec la pratique, la mécanique devient naturelle et ma capacité pulmonaire s’agrandit, pendant que mon coeur et mon système nerveux se régulent. Petit à petit, j’automatise la technique et j’ai plus de facilité à percevoir le moment où mon souffle est obstrué, soit par un stress ou une habitude. Je peux alors me réajuster en toute conscience.

Caler ma respiration sur chacun de mes pas m’oblige à respirer: je me rempli d’air à l’inspiration et je me vide d’air à l’expiration. Puis je recommence, pendant tout le temps de la marche. Je le fais consciemment et ainsi je brise le mur du stress sur mon souffle et je sors d’une respiration par défaut.

Et ça, ça m’oxygène, peu importe comment je respire. Je ne suis peut-être pas au top d’un souffle libre mais je respire plus et je m’oxygène mieux!

C’est un petit plus qui engendre calme et énergie. Enthousiasme et aplomb.  C’est grâce à lui que je me régénère et m’énergise sauf lorsque je marche avec ma mère 🙂 !

2. L’élément indispensable pour retrouver un souffle plus fluide.

La mécanique de synchronisation dirige mon attention: je dois être attentive à ma respiration et à mes pas lorsque je marches. Ça engendre un état de présence plus intense. Alors ma tête et mon esprit agité se calment. Ils ne sont plus nourris par mes pensées. Mon système nerveux se détend. Du coup, mon souffle s’allonge doucement. Il est plus fluide à l’intérieur et permet une oxygénation plus importante.

Au fil du temps, j’ai compris que pour faire le vide dans mes pensées et canaliser mon énergie, mon attention doit être occupée ailleurs. Ça ne marche pas de vouloir me vider la tête sans donner une direction soutenue à mon attention. Lorsque qu’elle est sur mon souffle, mes pas, mes rythmes, ou  un endroit précis dans mon corps, mon esprit se repose vraiment et l’énergie utilisée pour alimenter mes pensées devient disponible pour mon corps. Je me sens vivante plus que jamais. C’est comme ça que ça marche!

Tu peux penser que tu t’oxygènes quand tu marches. Ce n’est pas faux mais ce n’est pas au top.

Pour enclencher un processus d’oxygénation supérieure, rythmer ta respiration est une solution prometteuse. Puis la rythmer sur tes pas est une mécanique qui oblige à être présent et ça engendre un état de pleine conscience. Ça calme et tu retrouves un souffle plus long. Ça fait toute la différence dans plusieurs aspects de ta vie!

Je t’invite à ne pas croire ce que je dis, mais à l’expérimenter toi aussi. L’expérience est le meilleur guide!

Marie-Jeanne

Apprendre la marche afghane en ligne

Voir le calendrier des formations au Québec

 

Faut se rafraîchir!

Les informations fusent de partout sur internet et dans les médias. Le monde est en alerte: coronavirus, chloroquine, 5G, vaccin, crise économique, etc…

Je ne sais pas pour toi mais pour beaucoup de monde, c’est une période anxiogène. Nous sommes bombardés d’informations de tous les bords, de tous les côtés. Certains d’entre nous n’arrivent plus à se faire une idée claire de ce qui est en train de se passer.

Faut se rafraichir!

Ça se peut que pour toi aussi, ce soit trop en même temps et tu ne sais plus où mettre de la tête.

Le problème, c’est qu’en situation de stress intense, il est physiquement plus difficile de réfléchir avec discernement. Il faut baisser les tensions. C’est le temps de se rafraîchir!

Mais avant, je vais te parler un peu du stress pour que tu puisses mieux le reconnaître par la suite.

Je l’aborde sur 5 points:

1. Comment opère le stress

2. Le stress toxique

3. Retrouver l’équilibre

4. La véracité des habitudes

5. La nécessité de se rafraîchir

1. Comment opère le stress:

Au moment où nous réagissons à une situation menaçante dans le monde extérieur, notre corps sécrète des hormones afin de réunir l’énergie de réagir à la menace. Le corps se déséquilibre « volontairement ». Pour le dire simplement, c’est de cette façon qu’opère le stress de façon naturelle et saine. Lorsque le danger est écarté, les taux d’hormone du stress reviennent à l’équilibre.

Le stress devient nocif lorsque la situation dure dans le temps. L’adrénaline et le cortisol sont continuellement sécrétées dans notre corps et on reste sur le qui-vive au lieu de retourner à l’équilibre. Notre cerveau est en état d’alerte et de stimulation constantes pour trouver des moyens d’augmenter nos chances de survie.

2. Le stress toxique:

Sur une longue période, notre corps se conditionne à cette montée d’hormone du stress et peut en devenir dépendant. Notre attention est tournée vers l’extérieur, sur les événements stressants, à un point tel que nous recherchons inconsciemment un prochain stress pour avoir le sentiment d’être vivant. Ça, c’est sur le long terme. Dans nos vies actuelles, la dépendance au stress se manifeste souvent mais on y est tellement habitué qu’on ne la voit pas. Danger.

Notre cerveau s’active de manière désordonnée et incohérente, ce qui le rend inefficace. Toute l’énergie est monopolisée pour gérer la situation stressante. Il n’en reste plus pour les idées nouvelles, (un nouveau travail, une nouvelle relation, un nouveau comportement, etc…)  l’inspiration, l’intuition, les actions justes, etc… Ceci se fait inconsciemment bien entendu. Nous pensons bien faire à tout gérer coûte que coûte, jusqu’au prochain stress… mais il se trouve qu’on est pris dans nos tête et notre corps se vide de son énergie vitale, nécessaire à son bon fonctionnement.

Pour aller plus loin, il arrive parfois que nous devenions dépendant des circonstances extérieures, des personnes ou des choses de notre vie qui sont à l’origine de nos problèmes et nous perdons notre pouvoir, notre force, notre énergie. Notre vie commence à reposer sur la faute des autres, des événements, des circonstances sans voir que c’est nous-même qui réagissons d’une façon qui vide notre énergie, qui épuise notre système nerveux et surcharge notre cerveau.

Il y a bien un jour où tu as réalisé que tu aurais pu réagir de façon plus adéquate si tu n’avais pas été pris dans une situation stressante… mais tu arrives à le voir avec le recul, quand tu es sorti de l’épisode stressant et que tu as retrouvé un certain équilibre.

3. Retrouver l’équilibre:

Si nous comprenons bien notre façon primaire de réagir, nous pouvons voir qu’elle contient des lacunes. Il manque un élément important. Cet élément, notre corps nous le rappelle sous forme de douleur, de malaise, de maladie. Cet élément, c’est notre monde intérieur.

Plutôt qu’investir dans la colère, la culpabilité, la haine, la rancoeur, le manque ou bien la peur (qui sont des réactions inhérentes au stress) nous pourrions investir cette énergie pour inventer une destinée nouvelle, créative, agréable et douce (des réactions inhérentes au calme). Pour créer cela, nous devons tourner notre attention vers l’intérieur, dans notre corps.

Il faut dérouter notre attention. Sortir de l’habitude. Et jouer!

S’entraîner à poser le regard en soi-même pendant que nous avançons et que nous voyons le monde avec nos yeux. C’est un retournement qui demande de l’attention, de la présence, de la pratique et de la régularité dans la pratique. C’est une autre façon de vivre qui donne naissance à des sentiments agréables et élevés. Par contre, c’est le contraire de ce que nous avons appris à faire. Ce n’est plus naturel… il faut réinventer le chemin.

Ça t’es sûrement arrivé de relaxer, de te détendre et de te sentir inspiré… d’écouter ton intuition, et de vivre un moment de grâce. Ces moments là ne peuvent exister en période de stress. C’est physiquement impossible. C’est possible lorsque ton système nerveux est en équilibre. Dans une réactivité saine. Mais quand tu vis ces moments deux ou quatre semaines par année, ce n’est plus sain. Et c’est la cas de plein de gens actuellement sur la planète.

Il existe plusieurs façon de retrouver l’équilibre. Ou du moins le chercher. Le problème n’est pas là. Il est dans la façon d’aborder nos modes de vie stressants. C’est débile comment on vit. Peut-être que la période de confinement t’aura permis de le voir vraiment.

Pour moi retrouver l’équilibre demande une attention constante, même si je sais que ce n’est pas possible d’être zen toute la journée. Aussi bien devenir moine!

Mais j’apprends à me connecter à ma respiration dans toutes sortes de situation. À y revenir quand je m’en éloigne. J’apprends à la maîtriser. C’est la façon que j’utilise pour sauter dans mes journées souvent surchargées. J’apprends à créer et conserver mon énergie. J’apprends à m’écouter. De plus en plus et de mieux en mieux, un nouveau chemin se construit en moi et me soutient dans mes journées.

Ce n’est peut-être pas possible au départ de changer le monde extérieur, mes conditions de travail, mon salaire, tout ce qui est un agent stressant. Par contre, c’est possible de me disposer intérieurement à vivre mes journées différemment, avec le même horaire, le même ordre et les mêmes conditions, en dirigeant une partie de mon attention vers mon monde intérieur. Ce n’est pas facile. J’échoue souvent. Mais je me ramène. Et je continue.

J’ai découvert un état d’esprit que j’avais oublié, qui m’aide beaucoup et que tout le monde peut avoir.  Tu peux aussi le développer. C’est le jeu. J’en fais un jeu. Ça diminue la pression!

Depuis que je joue, c’est tellement plus simple, plus facile, et plus amusant… C’est le jeu d’observer ma respiration pendant mes activités et de l’ajuster selon les besoins. C’est le jeu de la perdre et la retrouver. C’est le jeu de la développer. C’est le jeu de la maîtriser. Si ça peut t’inspirer, je t’invite à jouer!

C’est un état d’esprit créatif qui permet de maintenir un équilibre émotionnel dans le quotidien. Qui met de la vie, de la joie et de l’enthousiasme dans une activité qui pourrait être banale au premier regard. Je joue avec mon souffle, je joue avec mon attention, je joue avec les moments où je m’égare, je joue en marchant, en courant, des fois même en regardant un film sur netflix ou en préparant un repas. C’est le fun d’intégrer une nouvelle habitude en jouant. C’est plus léger, inspirant et agréable.

4. La véracité des habitudes

Mais ce qu’il faut bien voir, c’est le véritable ennemi. Il est en nous. C’est la véracité de nos habitudes. Quand on vit en stress chronique, il faut s’attendre à travailler avec volonté, intelligence et patience pour faire pencher la balance vers une habitude plus saine. C’est là que le jeu devient utile. Il fait baisser la tension.

Au début, il faut s’acharner comme on dit,  parce que les mauvaises habitudes n’accepterons pas de partir comme ça. Elles ont plus de force que la nouvelle que tu veux installer. Elles attendent juste une faille pour te revenir en pleine face. C’est la raison pour laquelle il est génial de tromper ton cerveau.

Quand l’ancienne habitude arrive, ne réfléchi pas. Fais un truc nouveau tout de suite. Passe à l’action. Fais-en une blague. Fais ce que tu n’as jamais osé faire. Par exemple, plutôt que te laisser gruger ton énergie, invente-toi une routine saine et nouvelle jusqu’à ce que naisse ton enthousiasme. Danse, chante, affirme-toi, peint, bricole, exprime ce que tu ressens, fait un sport, médite, marche, fais tout ce qui te sort de ta tête, de tes pensées.

Met ton corps en action et observe comment tu te sens. Comment elle est ton énergie. Observe tes sentiments. Observe tes pensées. Observe ta respiration. Observe-toi et construis ton énergie. Rassemble tes forces et laisse naître l’enthousiasme en toi. C’est un truc pour désamorcer la force d’une mauvaise habitude qui attend juste un point faible pour se montrer à toi.

Les mauvaises habitudes vont revenir. C’est inévitable. Mais tu vas pouvoir mieux les distinguer. Mieux voir comment elles s’y prennent pour prendre ton énergie. Pour te sortir de ta route. Petit à petit, tu vas les distancer de toi et tu vas mieux les discerner.

  • Tu vas mieux les voir en apprenant à t’observer
  • Tu vas être plus solide et confiant en développant un lien avec ton intérieur
  • Tu vas avoir la force de réagir différemment en développant ton énergie.
  • Tu vas avoir une force de conviction  en laissant vivre ton enthousiasme etc, etc…

Tu vas avoir des armes. Tu vas en avoir besoin. Changer une habitude, une façon de penser, ça se fait en une seconde. Le vrai travail, c’est de lui donner assez de force pour qu’elle pèse plus que l’ancienne habitude sur la balance.  Et c’est proportionnel à l’énergie que tu y mets.

5. La nécessité de se rafraîchir

Quand on est pris par le stress de façon régulière, il faut parfois en sortir pour réaliser à quel point on en est prisonnier, à quel point il est destructeur et à quel point nos comportements sont incohérents avec nos pensées, à quel point on est déconnecté de la vie, etc…

La façon d’en sortir est propre à chacun. Pour certains, ça va prendre un choc, une claque pour le voir. Pour d’autres, il vont passer près de la mort. D’autres vont être arrêtés par la vie. Par exemple, une jambe cassée, un congédiement, un confinement comme nous vivons actuellement, etc.. Mais la bonne nouvelle, c’est que tu peux aussi le choisir, décider que tu sors te rafraîchir, que tu as besoin d’air ou de recul et te l’accorder.

Je me souviens combien ça m’avait été bénéfique lorsque j’ai quitté mon appartement pendant 2 jours pour aller au mariage de ma soeur. Je ne m’étais pas rendu compte que je travaillais tout le temps, que je n’étais plus disponible pour mes enfants, pour mon compagnon, et que j’étais pleine de tension dans mon corps. Ma vie était projeté dans un futur de réalisation pendant que je vivais d’une manière destructrice. C’est totalement incohérent.

Un simple petit séjour en dehors de chez moi m’a permis de me voir et de réajuster mon tir. C’est utile de se rafraîchir. Ça peut être une sortie en forêt, une rando, une visite chez des amis, une journée de plage, un projet brico, un petit voyage, etc…

Ça demande juste de ne pas apporter les soucis avec toi. De t’accorder de décrocher complètement. Ça va te permettre de mieux voir comment tu peux faire autrement pour t’ajuster par la suite. Ça va te permettre de voir plus clair. Et ça se peut que tu aies besoin de plus de deux jours… mais mieux vaut passer ce temps là pour la bonne cause plutôt que devenir malade et être en arrêt pour un an.

Je pense que beaucoup d’entre nous on besoin d’un rafraîchissement en ce moment. Je t’invite à choisir ta façon de te rafraîchir avant que la vie ne choisisse pour toi. Après, comme quand tu sors de la douche, tu te sens frais, ton cerveau est disposé à voir plus clair. Tu peux réajuster ta façon d’aborder ta vie pour être en cohérence, en équilibre.

Avant de te quitter, je veux te dire que la base de toute mon exploration tient sur la technique de la marche afghane et sur la façon de marcher avec ma perceptibilité. Ça remet du vivant dans moi et c’est inspirant, enthousiasmant. Je l’amène dans plusieurs sphères de ma vie.

Si ça te parle, je te rappelle que la technique de la marche afghane est toujours disponible avec 47$ offerts sur le coût de la formation en ligne jusqu’au 1er mai à minuit. Tu reçois en plus trois jeux de marche perceptive qui vont t’aider à développer ton attention et ta présence. Informe-toi en cliquant le lien, j’explique tout sur la page:

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Bon déconfinement (il me semble que c’est pour bientôt), bon rafraîchissement, et surtout, bon réalignement.

MJ

Si je n’avais pas peur, je ferais quoi?

Si je n’avais pas peur, je ferais quoi?

C’est une invitation à tourner le regard sur soi-même.

C’est le bordel dans le monde.
Et si je n’avais pas peur, je ferais quoi?

Je me suis posée la question en prenant mon café ce matin.
C’est le bordel dans le monde. Si je n’avais pas peur, je ferais quoi?
Quelque chose en moi est croche. Comme si je ne fais pas ce que je voudrais faire…

Si je n’avais pas peur, je ne te dirai même pas ce que je ferais.
Parce qu’en vérité, j’ai peur.
J’ai peur de ce que tu vas dire
J’ai peur de ce que tu vas penser de moi
J’ai peur de perdre ma crédibilité, ma notoriété.
J’ai peur que tu me juges
J’ai même peur de me tromper.

Wo! Que je me suis dit.
Puis le temps a vibré sous ma voix. Comme s’il s’était déplacé. Le passé s’est amené proche de ma tasse, et je me suis vu.
J’ai vu la peur aussi. Je l’ai vu agir en moi. J’ai vu son influence, j’ai vu son pouvoir, j’ai vu sa glue, pis j’ai eu peur.

J’ai eu envie d’écrire.
D’écrire mon histoire avec la peur.
Parce que c’est actuel. La peur.
Aujourd’hui, je ne te parle pas de la marche, je te parle de moi, de nous.

Ça commence comme ça. Je suis petite.

Je n’ai pas conscience que la peur arrive. En un instant, elle s’empare de mon être, en entier.
Elle s’installe. De toute façon je lui donne toute la place.
Elle est reine! chez moi.
Elle s’étend, elle s’étend c’est sa nature. Je ne peux pas lui en vouloir.
Elle est intègre. Elle est elle-même.
Plus elle s’allonge en moi, plus je paralyse. Plus je perds mes moyens.
Elle habite ma pensée, ma poitrine, mon estomac, mes côtes, mes jambes, elle prend possession de moi. Elle me dirige.

Comme plein d’enfants, j’ai peur le soir dans mon lit.
J’ose à peine bouger. Elle me fait imaginer des monstres.
J’ai peur pour vrai, elle décide pour moi.
Les monstres prennent mon cerveau. Contrôlent ma pensée.
Je perd mon pouvoir. Je verrouille la porte. Je m’enferme, je veux me protéger.

Je me sens seule, je me sens loin et j’oublie.
J’oublie d’où je viens.
Je grandis.
Petit à petit, quelque chose en moi se déforme.
Je sens l’écho de la peur qui vit en moi.
Je la reconnais quand elle arrive, mais je ne la contrôle pas.

Je ne discerne plus sa forme, je ne discerne plus comment elle prend forme.
Elle s’installe encore. Je ne vois plus qu’elle.
Elle apparait même en dehors de moi. Elle vient à ma rencontre.
J’avais bien raison d’avoir peur, que je me dis.
Je la nourris. Je l’entretient. Je n’ai pas conscience de moi-même.
Sans le savoir, je fabrique un prochain malheur, qui aura vite fait de me trouver lui aussi.

Un bonheur, un malheur. Un bonheur un malheur.
Un moment donné, je commence à saisir la chanson.
Je grandis.

Je le rencontre régulièrement sur l’échelle du temps de ma vie, le malheur.
Je pense qu’il est en dehors de moi. Des fois je le vois arriver, mais des fois je ne le vois pas.
Je me le prend en pleine face.
Je pense que c’est lui qui me fait mal. Le gros méchant.
Je veux t’en préserver.
Le mal que je ressens en moi, je veux te l’épargner. C’est normal, comme on dit.

Pour te protéger, je réveille ta peur.
Je t’enseigne la méfiance, le doute, la prudence,
je t’enseigne à ne pas t’écouter, parce que moi je sais mieux que toi.
Moi j’ai de l’expérience.
Écoute-moi, fais-moi confiance, je prends soin de toi, je t’aime, je te protège.

Ça marche comme ça le monde. Le monde qui ne se regarde pas reste aveugle.
Le monde, c’est moi.
Je crée la méfiance, je crée le doute, je crée le contrôle, je crée la guerre.
Je contamine le monde. Mais moi je pense bien faire.
Je pense protéger l’amour, mais je contamine le monde sans le savoir.
Je ne sais même pas que je suis contaminée moi-même.
Je suis un porteur asymptômatique.
Je ne me vois pas.

Je suis perdue dans le monde et le monde me fait toujours plus peur.
J’ai peur de souffrir, j’ai peur d’aimer, j’ai peur de mourir, j’ai peur d’échouer.
J’ai peur que tu m’oublies, j’ai peur d’être malade, j’ai peur de déranger,
J’ai peur de déplaire, j’ai peur de ce que je ne connais pas, j’ai peur de manquer le train, j’ai peur d’oublier, j’ai peur des serpents, j’ai peur, et j’ai peur.

Les monstres sont là.
Le temps a passé. Ils seront là demain et les années prochaines.
Je contamine.
Je suis endormie dans la noirceur du malheur qu’il y a en moi.
Sans le savoir,  je le projette sur toi.
Je ne vois pas la force de la peur… qui me déforme, qui me contamine, qui s’étend et qui s’étend…

Et Bang! Un autre malheur.
Mais cette fois-ci, plus cruel, un coup de couteau dans le dos.

Ça me réveille. Je suis expulsée de moi. Sortie de moi, je commence à voir. À me voir.

Quand je vois la peur en moi, j’ai cet étrange sentiment que je commence à vivre.

Quelque chose s’ouvre en moi. C’est différent. C’est intérieur.
On dirait un fil oublié. Un fil qui me rappelle d’où je viens.

Je perçois des filets de lumière, derrière les constructions opaques de la peur dans mon être.
J’observe les filets qui percent les murs de ma conscience,
comme des rayons de soleil qui réchauffent mon visage.
Je reconnais une présence.
Un sentiment doux, donné sans réserve.

C’est l’amour qui est là.
Qui n’est jamais parti. Qui est toujours là. Qui m’attend. Qui brille derrière les murs.
Et quand je le sens, il s’amplifie, comme la peur.
Je n’ai pas peur. Je revis.
Il s’étend dans tout mon être. Je pleure.
Dans cette joie tranquille, je me souviens et je pleure.
Je me reconnais. Je me retrouve. Je me rassemble.
Je goûte. Je respire. Je vis.
Je vois, je sens, je perçois.
La vie. Je l’aime depuis le fond de moi.
La clarté arrive, de plus en plus. Je discerne.

Je perçois comment la peur s’est immiscée en moi.
Je vois son chemin. Elle s’est infiltrée en moi par ma pensée.
Puis l’émotion a pris toute la place, fidèle à sa nature.

J’étais piégée. Par mon ignorance. J’ai laissé la peur prendre possession de moi.
Comme si j’avais perdu mon intelligence. Comme si elle était plus vivante que moi.
Maintenant que je vois, je vois aussi les habitudes que j’ai installées en moi.
Beaucoup, c’est énorme. Des habitudes qui déforment.
C’est fort, c’est gras, ça colle. Comme la peur.

Maintenant je sais. La peur n’est pas réelle. C’est ma pensée qui lui donne forme,
jusqu’à la matérialiser et me donner raison d’avoir eu peur…
Ma pensée crée. La peur crée.

Si je n’avais pas peur, je ferais quoi?
Je vois de mieux en mieux.
Je vois ce qui est faux.
Comme un vampire au soleil, la peur perd sa force et ses constructions s’effondrent,
les unes après les autres.
Je retrouve mon chemin.
Celui du fond de moi, celui qui aime tranquille, sans faire de bruit, loin de mes pensées.

Merci le coup de couteau, merci la claque, merci la vie.
Tu m’as secoué assez fort pour que je m’expulse de moi et je vois plus clair.

Je deviens consciente de ce que je suis, de ce que je crée,
moi, petit grain de sable, parmi des milliards d’êtres humains,
petits grains de sable comme moi, qui créent aussi.
Ensemble, nous peuplons la terre. Ensemble, nous sommes toute une terre.

Si tous les petits grains de sable réunis, ont nourri la peur, comme moi,
imagine la crasse qui nous entoure.
Imagine la boue qu’on a créé.

Je pense qu’on commence à le voir.
Le choc est là.
Les filets de lumière percent les murs noirs de la peur.
On commence à voir.
Les monstres sont là. Les masques tombent.
Regardons-nous.
Le choc est là. Il réveille.

Ça nous prend quoi pour voir? Ça nous prend quoi pour nous voir nous-même?
Un autre virus hyper virulent? Une catastrophe naturelle?
Une autre guerre? Un bombardement de micro-onde?
Des maladies qui font souffrir? De la bouffe empoisonnée?
Des cerveaux qui pensent pour nous?
C’est quoi ça, si ce ne sont pas des constructions de la peur.
De la peur qui fait peur de plus en plus,
et qu’on continue de nourrir, aveuglés dans notre noirceur?

Elle est obèse la peur dans le monde.
Elle pète de partout. C’est affreux. C’est dégoutant.
Oui tu vas me détester.
Peut-être que je me trompe mais ça pue, ça macère, ça infecte, ça pullule.

Nos pensées créent. Depuis toujours.
Quand on commence à voir, on prend nos responsabilités.
Qu’est-ce qu’on choisi de créer?
Faut le voir même quand ça ne fait pas notre affaire. Même quand ça pue.
Faut voir chacun pour soi-même, nettoyer la boue. Laisser entrer la lumière.
La lumière est déjà là. Elle attend juste qu’on lui ouvre la porte.
À qui on donne notre pouvoir? La peur ou bien l’amour.
Honnêtement, pose-toi la question et regarde:

Si je n’avais pas peur, je ferais quoi?
Si je n’avais pas eu peur, qu’est-ce que j’aurais fait?

Tes peurs vont apparaitre. Ça fait des trous dans le mur.
Des filets de lumière vont te faire voir les ombres.
Tu vas pouvoir les identifier. Tu vas voir qu’il y en a plein en toi.
Sur la balance, ça pèse lourd. Faut le voir.
Chacun de nous, petits grains de sable, parmi des milliards de petits grains de sable.
Voyons ce qui se passe vraiment en nous.
Voyons ce qui se passe vraiment dans le monde.

Si je n’avais pas peur de mourir, je n’aurais pas peur de vivre.
Parce qu’il n’y a que la peur qui meurt.
La joie est toujours là, tranquille, en silence, au fond de toi.

MJ

Refaire le lien avec la vie dans les périodes sombres: un tremplin de la marche afghane


Je partage avec toi ma vision de la vie en lien avec la période que nous vivons tous.

Permets-moi de te parler un petit peu de moi pour commencer, 
ça illustre bien ce dont je veux te parler.

J’ai appris la marche afghane en 2014 au Costa Rica.
J’y étais avec mon mari et mes 3 enfants. Un jour en allant au marché,
j’ai rencontré Sylvie Alice Royer, (fondatrice de marche afghane Québec).
Elle m’a chaleureusement  invité à venir apprendre la marche afghane et j’ai accepté sans hésiter.
Pour moi, cette rencontre était une synchronicité. Pas un hasard.

Je suis rentrée au Québec quelques mois plus tard. 
J’ai rencontré une période de vie très difficile dans laquelle j’ai perdu beaucoup d’énergie et d’estime personnelle.J’ai traversé cette zone sombre de ma vie grâce à la marche afghane que je venais d’apprendre.
En une semaine, j’étais éblouie. Je percevais une issue, un rayon de soleil dans mon corps et ma tête.
Puis j’ai lu le livre d’Edouard Stiegler, fondateur de la marche afghane.
J’ai étudié l’art de la respiration du Docteur Hanish, qui avait sensibilisé Stiegler à l’art de la respiration pendant une vingtaine d’année.

J’ai pratiqué les rythmes et la mécanique tous les jours, plutôt que de m’enfoncer dans une dépression.
C’était un choix. Mon choix.
Et je me suis relevée de cet épisode douloureux avec vigueur, aplomb et énergie. Plus tard dans ma pratique, j’ai réalisé que je respirais peu. Que je respirais petit, même si je croyais respirer plus que jamais avec la marche afghane.
En fait, je ne m’accordais que de petites portions d’air…
Alors je me suis mise à respirer à plein poumons, intensément, consciemment avec des grandes portions d’air.

J’ai retrouvé confiance en moi, enthousiasme, inspiration et créativité. 
Je suis passée du doute à une certaine certitude.
De me taire à m’affirmer. De me croire petite à oser voir grand.
De me plaindre, à devenir responsable de ce que vis.
De victime, à reprendre le pouvoir sur ma vie.

Le plus beau, le plus important de tout, c’est que j’ai retrouvé le lien avec la vie dans moi, avec le vivant, avec cette joie silencieuse qui vit en moi.

Il n’y a rien de plus précieux sur terre que de retrouver et prendre soin de ce lien. Avec la marche afghane en outil, j’ai transformé ma vie.
Je suis devenue vivante.
Stiegler avait bien réussi sa mission avec moi en tout cas. 

Pendant plusieurs années et encore aujourd’hui, je m’amuse à percevoir avec mes sens et mon souffle le mouvement de la vie dans mon corps, dans mes cellules, dans ma tête, dans mon cerveau, en marchant « afghan ».

Pendant plus de trois ans j’ai expérimenté cet art de respirer dans la marche et dans les sports, jusqu’à ce qu’il fasse partie de moi.

Et j’ai eu envie d’aller m’instruire pour l’enseigner, le partager, 
 
Depuis 2018, j’enseigne la marche afghane en atelier au Québec sur la saison printemps-été-automne. Des gens de partout me demandaient pour venir enseigner chez eux.
 
Comme le Québec couvre un grand territoire, 
il m’était difficile de me déplacer (7-800 km parfois) pour animer un petit groupe de participant.
 
Alors j’ai eu l’idée de rendre mon enseignement disponible en ligne pour répondre à cette demande. J’y ai beaucoup réfléchi avant. 
J’ai bâti une façon de faire fidèle aux enseignements que j’ai reçu de Marche afghane Québec. Avec beaucoup de démonstrations, beaucoup d’exemples, un peu comme un livre vivant.
 
Je l’ai fait en respect de l’intégralité de la technique. Maintenant, bon nombre de personne en profitent.
Ce n’est pas une marche ou une technique respiratoire que Stielgler a fondé. C’est une façon de devenir Vivant profondément. 
C’est très précieux comme enseignement. 
 
Je suis soucieuse que les gens trouvent dans la marche afghane, 
la beauté de la vie que j’y ai trouvé moi-même, en ligne ou pas en ligne.
 
Ma façon d’enseigner découle d’un processus que j’ai vécu, 
que j’ai expérimenté en moi avant de ressentir le désir de le transmettre. 
 
Je sais, je connais, je goûte, je sens, je perçois, j’entend, je vis ce dont je parle
lorsque j’enseigne la marche afghane.  Et je continue tout le temps de découvrir, d’explorer la vie en moi, c’est une passion.

Récemment j’ai créé la marche perceptive, qui est une façon de se relier au vivant par la perception sensorielle dans la marche. C’est la suite d’un beau processus qui a été déclenché par une situation douloureuse.

En cette période difficile et incertaine, je t’invite à te relier au vivant dans toi. Utilise l’outil qui t’inspire.

Derrière cette situation désagréable, il vit un univers tranquille qui est au plus profond de toi. Il s’appelle la vie. La joie. Et il est précieux plus que tout. Peut-être l’as-tu négligé dans le rythme fou de la vie extérieur quotidienne. Si c’est le cas, il t’es donné l’opportunité d’y revenir, derrière ce qui peut te sembler désastreux, derrière l’incertain, derrière la peur.

Apprendre à prendre soin de ce qui concerne le vivant, c’est beau. C’est actuel. C’est possible. C’est maintenant.

C’est un enjeu planétaire. Nos pensées créent. Nos pensées prennent vie. En dépit de tout ce qui se passe, sommes-nous assez forts pour refaire ce lien avec le vivant en nous et en prendre soin?

Ou bien nous laisserons-nous emporter dans une spirale sombre.

C’est un choix qui nous est posé.

Moi je choisis la vie.

Je te remercie d’avoir pris le temps de me lire,

Marie-Jeanne

Au fait, avec un esprit de solidarité, marche afghane Québec rend disponible pour toi son e-learning d’apprentissage pendant toute la durée du confinement.

Ça t’es offert. Clique ici pour en profiter.

À bientôt,
MJ